Le blog d'Antigone


Et l'avenir, mon seul espoir, c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
 
Samedi 5 avril 2008
   
J'ai malheureusement dû retourner au CMP, faute d'avoir pu joindre quelqu'un d'autre et avoir un rendez-vous en dehors à temps.

    J'ai été reçue par le charmant Dr. C.
    Moi qui n'aimait pas franchement le Dr. R., que je consultais depuis le départ à la retraite du Dr. W. (ça en fait des abbréviations! amusez-vous à compter le nombre de fois où apparaît le mot "Dr." dans le post!) le Dr. C se révèle être le pire de tous ceux que j'ai pu voir jusqu'à maintenant.

    Déjà, il m'accueille en me disant "nous avions rendez-vous le 2 février, mais vous n'avez pas pu venir à ce moment là pour des raisons d'emploi du temps". Je récupère au vol avant qu'il enchaîne "Non, ce n'est pas ça, à l'époque j'étais totalement libre, donc si j'avais eu un rendez-vous, je serai venue." Il fronce les sourcils en signe d'incompréhension (mon cul, comme si il se souvenait pas...) Je lui dis "Le Dr. R. m'avait dit que le CMP me téléphonerait pour me donner un rendez-vous, après que nous ayons constaté ensemble que nos emplois du temps respectifs ne concordaient plus. Mais je n'ai jamais reçu de coup de téléphone." Un simple "ah", en réponse...Bref, il ne relève donc absolument pas, tant pis. Il me demande donc "comment se fait-il que vos horaires aient changé dans votre activité professionnelle". Mon dossier (qui commence à être épais) se tient là, bien fermé, sur son bureau. Vu ce qu'il me dit, j'en conclus que, comme le Dr. R., il en a pas lu une miette, ou alors très peu.
    J'avais décidé depuis le départ de rester calme, de jouer le jeu pendant toute la séance, d'être une coucourge bien docile puisque de toute façon je me barrais de cet endroit sous peu.
    Je lui dis calmement "je suis étudiante, le 2e semestre a commencé en février, et les emplois du temps changent à chaque semestre". Il me dit "Ah, oui, vous êtes étudiante. En quelle année?" "En deuxième année de licence" "Et en quoi?" "En Informatique." "Ah, donc vous aurez votre DEUG à la fin de l'année donc." Pourquoi j'aurais précisé 2e annee de LICENCE si je préparais un DEUG, ducon... "Non, je suis à Paris VI, et comme dans beaucoup de fac, la réforme LMD a été appliquée, donc le DEUG n'existe plus" "Et quel master allez-vous faire après? A quelle vie professionnelle vous destinez-vous?" Pourquoi, parce que c'est obligatoire le master? J'ai pas le droit de faire autre chose ou de me lancer dans la vie active? Bon, larguons-le bien, il arrêtera là-dessus. "Cela dépendra du master que j'obtiens. On doit faire deux voeux, et ceux que j'ai choisis mènent à des voies différentes. L'un, 'Architecture et Conception de Systèmes intégrés' est tout de suite professionnalisant à la fin du Master, et l'autre, 'Intelligence Artificielle et Décision' mène plutôt à de la recherche, donc potentiellement à la poursuite vers un Doctorat". "Ah bien, vous avez donc des projets clairs " Dire que je me demande encore ce que je vais bien pouvoir faire après cette foutue licence d'info....
    Il continue les questions classiques du premier entretien psychiatre/malade "Vous avez des contacts, des amis?" "Oui, j'ai un petit ami, et des amis" "Vous les voyez régulièrement, vous sortez le week-end, vous avez des activités?" Non, le week-end je DORS. En plus, je suis asociale et misanthrope. "Oui, je sors " "Vous faites quoi par exemple" Pfff, quel emmerdeur, allez, on lui sort la totale "J'aime bien aller au cinéma, je vois mes amis, en général on se retrouve chez les uns ou chez les autres" J'ai aussi un chat, une souris, un canari, une tortue, une plante verte, et je distribue des tracts pour l'UNEF, je suis bénévole dans les maisons de retraite, je me baladeuh dans les rues en chantant lalala la vita e belllaaaa. Il est con, mais même ça, ça aurait été too much et louche même pour lui. "Vous avez des frères et soeurs?" Pffff, t'aurais pu prendre la peine de lire AU MOINS le début du dossier quoi.... "Oui, un frère aîné, il habite en banlieue, à xxxxx" "Vous vous voyez souvent?" "Non, il habite loin et a un travail aux horaires très contraigants et pas souples" "Vous vous entendez bien? "Oui.(?)" "Alors pourquoi vous ne vous voyez pas plus souvent? " Il est sourd ou il est con? "Par manque de temps" "Ah, juste par manque de temps, mais vous n'êtes pas en conflit alors. " "Oui, c'est ça".
    Là, commence l'interrogatoire pur et dur. Et je me suis demandé à quoi il jouait avec moi. Il aurait pu être plus subtil dans sa façon de poser des questions, pour me faire un peu moins sentir qu'elles avaient pour but de vérifier si je n'étais pas mythomane et/ou schizophrène. C'est très agaçant de voir sa santé mentale être remise en question comme ça, de devoir justifier qu'on est sain d'esprit en répondant "bien".
    "Quel est votre traitement actuel, Mademoiselle T.?" Tiens tiens, le ton est devenu glacial. Allons-y, je récite "Effexor50,1 matin et 1 soir; Valium2, 1 matin et 1 midi; Valium5, 1 le soir; Abilify, 1 le soir" Là j'ai un peu flippé, parce que je me souvenais plus du dosage de l'abilify, vu que ça fait plusieurs mois que je l'ai arrêté toute seule. "Et le Zyprexa?" "Ben je l'ai arrêté il y a plus d'un mois, avec le Dr. R." Il a lu le dossier? Il l'a pas lu? Il me teste? "Et l'Abilify, c'est du 5 ou du 15?" Ô providence, si il avait pas donné les deux dosages existant, je me serais pas rappelée"Du 15" Il passe à autre chose, j'ai réussi le test, je connais ma médication, c'est donc que je la prends régulièrement. "De l'alcool? "Non, jamais" "De la drogue?" Oui bien sûr, les AD et le valium, c'est quoi, des bonbons? "Non" "Cigarette?" Tu m'fais tellement chier que oui, merci, j'en grillerais bien une, là, tout de suite, même si je suis non-fumeuse. "Non". "Bien."
    Ton plus sérieux. "Avez-vous été en rupture de traitement?" Tiens, il se rappelle de ma mère qui était venu lui demander de renouveler mon ordonnance et qu'il avait envoyée gentiment sur les roses alors. "Oui" "Combien de jours?" J'avais mal compris, je pensais qu'il voulait parler du problème des ordonnances, non, il voulait juste savoir si j'avais réussi à me procurer des médocs "Ah, non, je n'ai pas été en rupture de traitement, mais c'était tout juste, la transition s'est fait pile à un jour près" Et c'est pas grâce à toi connard.
    "Combien de fois avez-vous été hospitalisée, Mademoiselle T." Cette façon de répéter "Mademoiselle T." à chaque nouveau thème dans ses questions, il aurait dû être flic lui. Drôle de question tout de même. "Une fois" "Une seule fois?" No comprendo. "En service psychiatrique?" "Oui" "Une fois. A l'annexe psychiatrique F.D. de l'hôpital L." Là, tu les as tes détails, j'ai bon? "Quand ça?" "En 2006" "Donc une seule fois, après votre tentative de suicide." Bing, il l'a lu mon dossier, et pas qu'un peu. Il me teste à fond.
    Il semble attendre quelque chose d'autre. J'ai beau réfléchir, je suis passée par la case hôpital qu'une seule fois. Je tilte. "Et j'ai passé une semaine au CAC (Centre d'Accueil et de Crise, endroit un peu comme un CMP, mais on dort là-bas et on voit un psychiatre tous les jours), suite à une demande du Dr. W." "Quand ça?" Alors là, je dois me rappeler le mois, le jour et l'heure aussi? "6 ou 7 mois après avoir commencé mon suivi au CMP" Apparemment, j'ai bon, la tension baisse un peu. Mais fallait y penser, au CAC, c'est bien un 'accueil' temporaire, même si tu y dors, ça en fait pas non plus une structure hospitalière. Mais c'est ce qu'il voulait entendre.
    Il reprend un ton plus affable. Quel faux-cul. "Bien, si tout va bien, tant mieux, mais je suis votre psychiatre, donc si quelque chose ne va pas, il ne faut pas hésiter à le dire." "Eh bien, écoutez, justement, c'est notre premier rendez-vous, donc c'est normal que vous posiez ces questions -tu parles- pour établir un contact -vérifier à quel point je suis atteinte-, mais après l'accueil que j'ai reçu, et que ma mère a reçu aussi d'ailleurs, que je trouve intolérable, j'ai pris contact avec un psychiatre en dehors du centre" Il réfléchit quelques instants "Vous savez, le Dr. D-R., le Dr. W. le Dr. R., et moi-même estimons tous qu'il vaut mieux que vous continuiez à prendre votre traitement. Maintenant, libre à vous que ce soit en libéral." Le Dr.W.? Elle est tranquillement à la retraite depuis septembre dernier, qu'est-ce qu'elle vient faire là dedans, et en quel droit il parle en son nom? Le Dr. D-R? Eh be, quel faux-jeton celui là : c'est le psychiatre qui travaille en libéral, que j'ai contacté pour qu'il me prenne en charge, ou à défaut qu'il m'indique un confrère, ce qu'il a fait. Il a travaillé à une époque (bien avant que je n'y arrive) dans ce CMP-ci. Au téléphone, il m'avait demandé pourquoi je voulais quitter le CMP, et m'avais dit que je devais quand même en informer le CMP avant de partir. Il a donc téléphoné au CMP alors, pour les avertir que la petite schizophrène manipulatrice tentait une manoeuvre, attention attention.
    Bref, à quel moment j'ai parlé d'arrêter mon traitement? Et pourquoi j'aurais contacté un psychiatre en dehors du centre, si c'était pas pour ça? Franchement, si depuis le début il me considérait assez intelligente pour être une vile manipulatrice, pourquoi ne pas montrer plus de subtilité dans son interrogatoire et ses réflexions, pour pas que je me sente questionnée et remise en doute sur ma santé mentale?
    Enfin bon, il a conclu, très grand seigneur "Si vous ne trouvez pas de psychiatre en dehors, sachez que je ne refuse pas de vous suivre." Ben voyons, on semble tellement se faire confiance tous les deux, ça marcherait à coup sûr.
    Sur ce, ordonnance, rendez-vous pour dans un mois au cas où je ne trouve pas d'autre psychiatre. Petit sourire au coin des lèvres : il semble persuadé que je vais revenir en rampant et en pleurant "Pardon monsieurrr!!!! Je suis une vile mythomane, je n'ai pas trouvé de psychiatre! Traitez-moiiiiiii!" Sourire au coin de mes lèvres aussi, pas pu m'en empêcher, il était tellement ridicule que c'en était comique.
    Il rajoute aussi. "Vous êtes sûre qu'il n'y a rien qui va mal, rien qui vous gêne?" J'hésite. Mais puisque tu tends la perche "Qui me gêne, si. Si je quitte le CMP, c'est à cause de l'accueil tout particulièrement déplorable que j'a i reçu. Et je trouve pire que ma mère ,qui a fait un long voyage, et s'est déplacée jusqu'au CMP pour moi, parce que je ne pouvais pas venir, ait reçu le même". Il ne relève même pas. Je lui demandais pas de me dire "Je vais tout faire pour que cette méchante secrétaire soit virée", mais au moins quelque chose comme "Quel accueil, expliquez-vous?" Nada.
    Pour finir, il m'annonce "une infirmière va prendre votre tension". Ah, bon. C'est la première fois, depuis 2006 que je viens au CMP, qu'un psychiatre demande à ce qu'on prenne ma tension. Il aurait au moins pu me dire "une infirmière va prendre votre tension, pour vérifier si vous supportez toujours bien le traitement" ou "est-ce qu'on a pris votre tension récemment? non? dans ce cas cas une infirmière va prendre votre tension" . Je pense surtout qu'il voulait savoir dans quel état de stress m'avait mis son interrogatoire, (donc augmentation de la tension). S'il avait pu utiliser un détecteur de mensonge pendant toute la séance, il l'aurait sûrement fait. Manque de pot pour lui, restait qu'une infirmière dans le centre, et elle était occupée avec un autre patient. Donc le temps qu'elle prenne ma tension, l'éventuel pic avait eu le temps de redescendre largement. 13.8. Normal (enfin, normal dans la tranche vers le haut vu mon âge, mais vu que les effets secondaires notoires de ce que je prends, c'est un effet hypertenseur, ça va)

    Conclusion : bye bye le CMP, j'ai un rendez-vous en dehors. Et même si ça marche pas, il y a un psychiatre au cabinet où je vois ma psychothérapeute, qui peut me faire une ordonnance de secours jusqu'à ce que je trouve la bonne personne avec qui le courant passe.
    En tout cas, il y a des bons psychiatres, des malhabiles, des lunatiques, des incompétents. Lui, c'est un autre genre encore : le psychiatre tout-puissant qui place le patient dans une position de malade mental/infériorité et lui supériorité/paternalisme. Oui mon fils, je te guérirai, amen! A mon avis, il a un sacré problème d'ego. Une relation "hiérarchique" est obligatoire à mettre en place chez un psychiatre, contrairement à un psychothérapeute, je ne le remets pas en cause. Mais en général, on évite quand même d'infantiliser/débiliser/discréditer toute parole du patient. Le but, c'est quand même qu'il se sente mieux.

Jeudi 15 novembre 2007
Psychiatre de merde.
Je le vois que une fois par mois contrairement à mon ancienne psychiatre (deux fois par mois), et il me baisse que le zyprexa de 2.5 mg(J'en suis à 5 mg/jour).
2.5 mg/mois de baisse! A ce rythme là, je suis pas prête d'arrêter les médocs! En plus j'ai pas réussi à lui parler du fait que l'abilify semble freiner ma perte de poids, comme me l'avait dit ma nutritionniste. Je lui ai dit que l'abilify et le zyprexa, c'était un peu redondant, mais il a pas arrêté de répéter qu'il "fallait être prudent". Prudent pour quoi? Je suis d'accord pour continuer à prendre des antidépresseurs, en les diminuant quand il le faut, mais pas deux neuroleptiques atypiques. Pour moi C'EST redondant.
Alors du coup, j'ai jeté à la poubelle tous mes cachets d'abilify. J'en ai rien à foutre de son avis de merde.
Le seul truc qui me fait mal au coeur, c'est que c'est des médicaments qui coûtent très cher (pas à moi, je suis remboursée), et moi je fous du fric dans ma poubelle, mais peu importe, j'en ai vraiment trop marre d'être gavée de médocs.
Jeudi 25 octobre 2007
Semaine de merde, malgré un très bon début.
D'ailleurs merci beaucoup Seb et "Spider", j'ai passé une super soirée, la vache s'appelle définitivement Vodka( je voulais pas Milka), et je suis vraiment ravie de t'avoir rencontrée (t'as de la chance Seb! ;) ).

Revenons à la semaine de merde.

Je suis toujours aussi nulle en Java, je pige que dalle, c'est un langage qui m'est totalement hermétique. Et ca me fout le moral à zéro à chaque fois en TP de réussir à rien faire.

J'ai eu un TP solo, noté, dans une autre matière, et j'ai complètement raté, alors que d'habitude ça va plutôt bien. Résultat : 20% de ma note totale d'UE foutue en l'air. 3 jours de révisions intensives et du sommeil en retard pour que dalle.

Je suis (enfin) prête pour passer le permis, et on m'annonce que les seules dates possibles de novembre sont le mardi. Or, le mardi, j'ai des TP (donc notés), impossible de sécher. Donc va falloir que j'attende décembre, et encore, je sais pas si mes jours de libre vont correspondre.

Enfin, je cherche à téléphoner à mon petit ami depuis 17H30 (il est 19h15), et j'ai pas de nouvelles. Sa mère est là en ce moment, et j'ai l'impression qu'il m'oublie complètement. Je passe toujours au deuxième plan quand sa mère est là, ça m'énerve. T'as quel âge bon sang??????

Et puis merde, ça rime à quoi de mettre des décorations de noël en octobre? Commercial? Histoire de faire saliver les gens à la vue de vacances? De fêtes où on se goinffre sagement en famille sans même savoir pourquoi on se réunit?

Bon, j'arrête pour ce soir de me plaindre.

19h30: Je suis qu'une sale langue de pute. Mon petit ami est pas avec sa mère, elle m'a téléphoné, elle sait pas où il est non plus. Rahhh, c'est encore plus inquiétant! Ou tu es putain? A quoi il te sert ton super-nouveau-gros-télépone-pas-beau???
Dimanche 21 octobre 2007
Vendredi dernier, je suis allée chez ma nutritionniste, et c'est pas encourageant du tout. En  effet, bien qu'ayant arrêté totalement les crises de boulimie (oui je sais j'en ai fait UNE, mais en plus de 4 mois c'est rien), je n'ai pas repris de masse musculaire.
Elle m'a dit que je faisais pas assez d'activité physique (1/2h de marche par jour + 3h de badminton une fois par semaine c'est pas assez semble-t'il...).
Mais ce qui me contrarie le plus, c'est qu'elle m'a dit que ça la gênait que je prenne de l'abilify (elle avait pas relevé que j'en prenais depuis plus d'un an, elle avait pas dû le noter), déjà que je prends du zyprexa : ça freine énormément la perte de poids selon elle.

Le hic, c'est que je vois un nouveau psychiatre (l'ancienne est partie en retraite. Dommage, j'avais un bon contact). Et que quand il me demande si ça va, je dis oui, tout va bien merci, pour pouvoir lui demander de diminuer les médocs. Alors que non, tout ne va pas bien, merci, dans ton cul. Et il me les diminue que très peu en plus: je suis passée de 10 mg de zyprexa par jour à 7,5, et je le revois que dans un mois.

Ma psychothérapeute m'a dit que la prochaine fois, il faut que je lui parle franchement et que je lui dise que ça me gêne de prendre des médocs qui freinent ma perte de poids.
Je lui ai dit que j'avais peur qu'on me réponde "C'est vrai que c'est un médicament qui a comme effet secondaire la prise de poids, mais c'est juste parce qu'il ouvre l'appétit, il suffit de se restreindre" (Phrase que m'avait dite mon dermato quand je m'étais faite prescrire la pillule au lycée). Elle m'a dit que déjà je me faisais violence avec beaucoup de choses, notamment mon travail, et que si j'avais ce genre de réponses, il fallait ne pas le prendre pour argent comptant, et me dire que des efforts, j'en fais déjà par rapport à mon poids (au fait, 91,1).

Au fait, j'ai titré ce post 'araignée au plafond' parce que pour la première fois, j'ai vu un vrai "fou", au CMP. J'ai déjà vu pas mal de schyzo, d'hystériques, mais jamais quelqu'un à ce point décalé de la réalité.Difficile à décrire. Disons qu'il n'a plus aucun code de la réalité de la société, il se met à parler, mais de façon normale, c'est ça qui est déroutant à n'importe qui (moi en l'occurence...), et deux secondes après explique aux secrétaires qu'il met des gants, qu'il a pas de téléphone parce qu'il est avec sa secrétaire, qu'il est en chausson (alors que le reste de la tenue est normal) parce que c'est classe, enfin bref faut le voir pour comprendre.
Je précise que je ne juge pas, je constate parce que ça m'a étonnée, c'est tout.
Lundi 13 août 2007
Merci pour tes commentaires. Je tiens compte de ton expérience. Maintenant:

-pour ce qui est de m'affranchir de mes parents, je ne peux pour des raisons pratiques pas le faire. Je fais des études qui ne me laissent pas de temps pour un travail, donc financièrement je dépends d'eux. Le fait est aussi que je suis revenue à la Réunion pour jusqu'à fin août, depuis le 13 juillet, parce que mon petit ami venait à ces dates là, donc je l'ai suivi. Et au départ, j'avais envie de revenir. Mon coeur me crie sans cesse "j'ai envie de rentrer!", si seulement je pouvais savoir où...
Et puis je n'ai pas peur de le dire : j'aime ma mère. Malgré toutes les misères qu'elle m'a faites. Je ne pense pas que le pardon soit une mauvaise chose. Maintenant, il est vrai que j'ai un mal fou à m'affranchir de son regard, mais c'est là dessus que je travaille actuellement en thérapie. Et puis aujourd'hui, elle m'a dit "c'est vrai que tu as grossi, mais tu es BELLE", ça veut dire qu'elle m'accepte, et ça me fait plaisir.

-le livre d'Alice Miller: 'notre corps ne ment jamais', je prends note, j'irai l'acheter dès que j'aurai fini mes bouquins actuels (j'ai fini le livre de Freud)

-je ne pense pas être dans le déni. Tu as pu le voir sur le forum, je sais ce qu'est la maladie. Ce n'est qu'un blog ici, j'y couche mes 'trop pleins de pensée', quand elles arrivent, quand je vais mal. Et c'est vrai que ça a pu être "j'ai envie de vomir, j'ai envie de sauter des repas, etc", mais je sais très bien que c'est mauvais, et que c'est pas comme ça que je vais m'en sortir. J'essaie autant que possible d'analyser mes sensations, mes émotions, comme me le demande ma psychothérapeute (je fais une thérapie émotionnelle), mais je ne le couche pas forcément par écrit ici.
Dimanche 12 août 2007
Je m'ennuie. J'arrive plus à lire. Je suis toute seule.
Je vais prendre mes médocs et aller me coucher, c'est tout ce qu'il me reste à faire...ptet même prendre un valium de plus, histoire de bien m'assomer tiens.

Journée de merde, week-end de merde, vie de merde.

21h40:J'ai la tête qui tourne, le valium j'aurais pas dû. J'vais dormir.


22h35:Finalement le valium ne procure qu'une ivresse provisoire. J'arrive pas à dormir...Je m'ennnuuiiiieeee.


23H18: Je ne dors toujours pas. Je sais pas ce que j'attends. Mon petit ami, peut-être. Une réponse sur le forum anorexie-boulimie d'aufeminin.com à mon post, sûrement. Marre d'aider toujours les autres, et quand moi je poste, que dalle, 0 réponse. Pffff. Bon, je retourne...attendre.


23h23: Je poste ça juste parce que l'heure m'amuse...et que j'ai rien d'autre à foutre.
Samedi 3 mars 2007
Je suis sous traitement depuis presque un an et demi, traitement qui a été 'renforcé' depuis le début.
Je prends 5 effexor50 par jour, 2 zyprexa37.5, 1 abilify, et 3 valium5 + 1 si nécessaire.
Ca fait beaucoup, et je commence à en avoir assez. Sauf que voilà, je vais mal, j'ai toujours des idées suicidaires, et si je dis à la psychiatre que je veux arrêter les médicaments, elle va me dire que je vais rechuter dans la dépression. Mais moi, j'ai l'impression de ne jamais en être sortie de cette fichue dépression, alors quelle différence?
Marre d'être droguée pour un si piètre résultat. Qu'est-ce qui changerait sans les médicaments? Qu'est-ce qu'il vaut mieux? Les énormes crises de larmes et d'angoisse, ou les tremblements, la baisse de la libido, la somnolence, etc.
Je suis une droguée qui prend gentiment, sans broncher sa médication depuis trop longtemps. Au prochain rendez-vous psy, je lui dis que je veux arrêter les médicaments. Et si elle ne veut pas, je le ferai toute seule. Le sevrage est très difficile vu tout ce que je prends, mais ca vaut mieux que ma non-vie.
Mercredi 28 février 2007
En ce moment, je me sens très déprimée...J'ai goût à rien, je suis nulle en tout. Invitée chez un ami je suis même pas capable de faire la conversation.
Je n'aime pas mes études, je n'aime pas mon physique, je n'aime pas mon mental, je n'aime rien.
Enfin si, j'aime mon petit ami qui fait tout pour m'aider, mais c'est pas non plus un surhomme.
J'ai peur de dire à ma psychiatre que je vais pas bien, je voudrais qu'on diminue mes médocs, j'en ai marre d'en prendre; mais même si je lui dis ca va, elle est pas dupe...
J'ai des idées qui me viennent, comme ne plus prendre mes médocs mais les stocker, pour les prendre pour me suicider...Même si elle m'a dit que ce qu'elle me prescrivait ne pouvait pas me tuer, une bonne centaine de cachets ou plus devrait quand même faire l'affaire...
Je sais plus où j'en suis. Je veux pas retourner à la fac...Mais je suis bien obligée...
Samedi 17 juin 2006
J'ai passé trois jours chez mon copain, et j'ai trop mangé, j'ai peur d'avoir encore grossi.
Pourquoi je suis une incapable pareille? Au moins, je n'ai pas fait de crises, mais si je grossis, c'est grave quand même.

J'ai fait un rêve très bizarre la nuit dernière. J'étais dans une sorte de cours avec d'autres élèves, ca ressemblait à une piscine, et on devait pour je ne sais quelle raison attraper une grenouille. Les autres attrapaient facilement leur petite grenouille, mais moi, j'ai dû plonger tout au fond, et ce que j'attrapais était un horrible crapaud venimeux.

Si quelqu'un sait interpréter...
Et si quelqu'un me lit, ca serait tres appréciable que vous me laissiez un commentaire, ca fait toujours plaisir de ne pas se savoir completement seule. =)
Lundi 5 décembre 2005
Je suis toujours là. J'avais pris une centaine de cachets, anxiolytiques, neuroleptiques, et autres joyeusetés; non pas que je voulais mourir de cette manière, mais je pensais sombrer dans l'inconscience pour ne pas souffrir quand mon sang coulerait de mes veines. Raté. Je n'ai pas réussi à couper assez profond. Mais les médicaments auraient pu me tuer il semble, vu que j'étais en détresse respiratoire et intubée deux jours.
J'ai passé 2 semaines à l'hôpital, dont 5 jours en réanimation.
Je suis à nouveau sous antidépresseurs assomants.
J'ai une fois de plus arrêté mes études en cours de route, incapable de les reprendre après deux semaines d'arrêt.

J'ai une fois de plus tout raté, tout recommence, on m'assome de médocs dans l'optique que je saute pas du premier pont venu. Je suis crevée, alors que j'ai dormi plus de 12h.
Il est prévu que je cherche un petit boulot pour ne pas rester totalement inactive jusqu'à la fin de l'année. Et l'année prochaine, quoi? Je reprends d'autres études une fois de plus, je me bloque sur quelque chose et je recommence? Pour me rater? et après je finis en hôpital psychiatrique qui me rendra folle plus qu'il me soignera.

Ma vie c'est vraiment de la merde.
 
 
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