Le blog d'Antigone


Et l'avenir, mon seul espoir, c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
 
Samedi 23 février 2008

Oranges_and_orange_juice.jpg Bien longtemps que je ne suis pas passée par ici.
En fait, je suppose que je n'en ressentais pas le besoin. Et puis je n'avais pas vraiment le temps.
Alors récapitulons.

J'ai bien eu mon premier semestre, avec le beau mot 'admis' sur internet à côté de chaque matière (mais ils ont mis le temps...)
Le deuxième semestre est pas franchement folichon...chose que je n'aurais jamais crue pouvoir dire depuis le début de mon entrée dans les études supérieures (et surtout le passage traumatisant en prépa maths), les matières dans lesquelles je m'éclate le plus sont les MATHS. Et oui, incroyable. Dans deux matières d'info, ça va plus ou moins (on utilise surtout du C). Mais, dans une matière pompeusement nommée 'Projet', on doit faire du Java. Alors déjà, je suis allergique au Java depuis le premier semestre, mais en plus, on nous demande de faire des choses qui sont franchement au-delà de notre portée. Je m'explique. Au premier semestre, je n'ai eu qu'une 'Initiation à la programmation Objet en Java'. Insistons bien sur le mot Initiation... Là, on nous demande de développer un programme complet en se servant de la documentation de Java, parce que 'c'est comme ça qu'on programme'. Je suis pas complètement opposée au principe. Sauf que. Dans les TP, les vagues indications données par le prof se révèlent le plus souvent être fausses. Et quand on demande à l'assistant (probablement un thésard, qui déjà en sait plus que le prof...), il nous dit" Ben faut pas rêver hein, faut bosser chez soi, faut pas se contenter du TP.". 12h. 12h de boulot passée pour préparer UN TP à chaque fois. 12h à pédaler dans la semoule sans aucune aide. Et il sous-entend qu'on y arrive pas parce qu'on bosse pas????
Enfin bon, rien que cette matière génère un stress incroyable chez moi.

Pour ce qui est de mon poids/relation à la nourriture etc.
Je n'ai plus de problème de boulimie du tout. Je ne mange plus vraiment comme me le préconise ma nutritionniste, à savoir trois repas équilibrés par jour (c'est à dire avec une quantité particulière de protéines/glucides/lipides, fruit à chaque repas etc). En fait, depuis que j'ai repris la fac, le rythme est tel que j'ai plus le temps. Plus le temps de manger correctement, et plus le temps de me préoccuper vraiment de problèmes de nourriture en fait. Ce qui me pompe mon énergie, c'est le boulot (voir ci dessus). Je mange rarement le matin. Pas toujours le midi (deux fois par semaine j'ai le temps d'aller au resto U). Donc je fais quand même l'effort de garder un repas équilbré le soir. Au niveau du poids, je m'en plains absolument pas (84 kilos). Ca descend au fur et à mesure. Sauf que, du point de vue des connaissances nutritionelles que j'ai pu accumuler, et vu que j'ai une balance classique et pas d'impédancemètre, je me demande si j'ai pas perdu pas mal en masse musculaire en fait...parce que je mange très peu de protéines au total.

Enfin. Voilà ce qui me pousse à écrire dans mon blog: une fois de plus c'est la colère.
Colère cette fois-ci générée par mon 'amie en petite tenue'.
Jeudi soir, on est allés avec un groupe d'amis jouer au bowling. RDV chez elle. Déjà, elle commence en m'annonçant 'tu te souviens de A. au lycée?' (devant tout le monde bien sûr). Je lui dis que oui. 'Parce que sur facebook, il m'a contactée, et il a dit qu'il avait regretté de pas être sorti avec moi à l'époque. Alors là je me suis dit YESS! Bien fait!' . Soit. Mais quel besoin avait-elle de dire, avec autant d'insistance et d'ostentation, qu'un mec qui l'avait rejetée au lycée lui avait dit ça?
Enfin passons là-dessus, c'est pas du tout ce qui m'a mise en colère, c'est juste un détail de plus que m'a fait remarquer mon petit ami après coup.
Au bowling. Un des amis du groupe lance pour rigoler " Celui qui fait un strike montre ses fesses!" Elle en fait un...elle lève son T-Shirt tout sourire (pas jusqu'en haut), mais juste assez pour que l'autre énergumène dise "Ouahhh, j'ai vu un bout de soutif, j'ai vu un bout de soutif!!!"
Enfin bon, on passe aussi, c'est pas ce qui m'a mise en colère non plus.C'a ma juste fait penser: "Mais pourquoi elle éprouve toujours ce besoin de se sentir désirée par la terre entière?"
Où elle veut en venir alors, c'est quoi qui l'a mise en colère?
En fait, c'est quand on revenait du bowling. Mon 'ami aux bonbons' et sa copine étaient restés dans un magasin de disques du coin, donc on était plus que 5. La discussion porte donc sur la copine de 'l'ami aux bonbons' (désolée Seb, pas d'autre pseudo pour toi auquel je puisse penser pour l'instant), en fait c'était la première fois qu'on la voyait tous. Comme c'est une étudiante en psychologie, son ami (de l'ami aux bonbons, vous suivez?) dit "mais comment elle va réagir quand elle va se rendre compte que c'est sa maman qu'il recherche?". Enfin bon, c'était pas dit sur un ton très sérieux, bref. La discussion a dérivé sur la psychologie et son intérêt, parce que justement il a vu pendant quelques séances un psy. J'ai dit je sais plus pourquoi (je m'en mords les doigts) que moi ça faisait deux ans que je faisais une psychothérapie et que j'avais toujours pas réglé tous mes problèmes. Et là, 'l'amie en petite tenue' de dire "Mais je comprends vraiment pas ce besoin de normalité". Ca m'a énervé. Surtout qu'elle connaît mes 'antécédants' (suicide, échec scolaire dans le supérieur, tout ça quoi). Alors je lui rétorque que le problème, c'est pas la normalité, mais que chez moi, mes problèmes psychologiques ont des répercussions qui sont pathologiques. Et elle annonce en rigolant "ah oui, c'est vrai que tu te plaignais à un moment que ta mère t'obligeait à boire du jus d'ananas au lieu de jus d'orange".Chose que je lui avait probablement dite au lycée, parce que c'était une lubie de ma mère à cette époque, qui avait lu un bouquin qui s'intitulait '4 groupes sanguins, 4 régimes' si je me souviens bien, et qui bannissais selon le groupe sanguin un certain nombre d'aliments. Grotesque. Enfin bref. Là je me suis énervée, je lui ai dit "parce tu crois que c'est le genre de choses qui m'amènent en psychothérapie?". Et elle en a remis une couche "Si, je me souviens bien, tu m'avais dit "J'en ai marre, j'aimerais bien boire du jus d'orange de temps en temps" ".
Connasse. J'avais envie de lui hurler "Mais qu'est-ce que tu sais de moi?" D'après elle, et sous prétexte que c'est celle qui me connaît depuis le plus longtemps (collège), elle lit en moi comme dans un livre ouvert. En fait, pour elle, mon problème se résume à la relation que j'ai avec ma mère, qui il est vrai était tyrannique notamment point de vue nourriture je vais pas revenir dessus.
Mais déjà, qu'est-ce qu'elle en sait d'où j'en suis dans ma tête? De mes traumatismes réels? De ce que j'ai pu vivre dans ma vie dont elle ne soit pas au courant?

D'une, j'ai réglé mes problèmes d'adolescence avec ma mère. D'où je pense, l'arrêt de ma boulimie.
De deux, je me suis construite dans un contexte particulier. Inintérêt du père pour moi. Empêchement d'aller vers les autres par ma mère (exemple: un enfant en bas-âge, je sais pas, disons dans une salle d'attente, aura tendance à aller vers les autres et commencer à raconter sa vie, ou à demander le prénom, pourquoi t'es là, etc. Je l'ai déjà vu, et ma psy me confirme que ça fait partie d'un élan naturel du petit enfant. Moi, on me rattrapait vite en me disant "ca se fait pas!") Et des tas d'autre choses et tout ce qui s'ensuit.
Ensuite la vision machiste du monde par mon père : si t'es un homme, faut réussir socialement par le travail; si t'es une femme, sois belle et tais-toi. Ou presque. Dans mon cas, comme je suis pas belle, à cause de mon poids, j'ai une pression énorme pour au moins briller par le travail. D'où le stress causé par mes études supérieures.
Je simplifie à l'extrème tout ça, et je passe sur les épisodes traumatisants que j'ai pu vivre.
Juste pour dire qu'elle n'a aucune idée de ce que je peux traverser.
Alors des remarques de merde comme ça, ça me fout hors de moi. Surtout qu'en insistant bien sur 'l'épisode jus d'orange', elle a fait exprès de me faire passer pour une pauvre conne auprès des autres.Pour se mettre en avant par comparaison en se payant ma tête? Je ne sais pas.

Toujours est-il que c'est une petite pute nymphomane qui a besoin que le monde entier soit à ses pieds. Ah, oui, et pour mieux expliquer pourquoi ça m'a mise en colère, c'est aussi que (oh miracle de facebook), j'ai retrouvé ma meilleure amie de collège,K., et qu'on avait dîné ensemble, et avec 'l'amie en petite tenue' il y a quelques semaines, et qu'elle avait mis sur le tapis au moins 3 ou 4 fois qu'elle avait fait une dépression l'année dernière (j'ai des témoins lol). Alors que moi bien sûr, qui suis en dépression depuis 4 ans, avec une tentative (presque réussie du reste) de suicide, par pudeur, comme on n'était pas seules, je n'ai rien dit de tout ça à K. Mais 'l'amie en petite tenue' a tenu à souligner aux autres, en ma présence, qu'elle avait eu un tragique épisode dépressif ohhh, la pauvre petite. Tout ça pour dire que moi, ce que j'avais eu (à l'imparfait, puisque pour elle, maintenant, tout va bien pour moi semble-t'il) c'était de la gnognotte à côté.

Bon, j'arrête là. Je vais fabriquer une poupée vaudou à son effigie ou faire un jeu en flash où on peut exploser sa sale tronche à la kalachnikov, je sais pas.
Bonne nuit.

par Antigone publié dans : Catharsis
Vendredi 17 août 2007
Je peux pas résister, parce que je me demandais pourquoi j'avais cette chanson sans cesse en tête et que les paroles me revenaient tout le temps. En fait, je viens d'avoir le déclic, les paroles correspondent exactement à ma mère, et à la relation que j'ai avec elle.

Elle avait des bagues à chaque doigt
Des tas de bracelets autour des poignets
Et puis elle chantait avec une voix
Qui sitôt m'enjôla.

Elle avait des yeux des yeux d'opale
Qui m'fascinaient qui m'fascinaient
Y'avait l'ovale d'son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale
De femme fatale qui m'fut fatale.

On s'est connus, on s'est reconnus
On s'est perdus d'vue on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés on s'est réchauffés
Puis on s'est séparés.


Etc, mais c'est surtout le début qui correspond. D'ailleurs, pour vous dire, en tapant les paroles, j'ai écrit 'foetale' au lieu de 'fatale'. Si c'est pas un problème d'Oedipe ça je sais pas ce que c'est! Lol
par Antigone publié dans : Catharsis
Vendredi 17 août 2007
Alors, aujourd'hui, j'ai eu droit à "tu es essouflée, ton coeur est enrobé de graisse c'est pour ça", et "tu manges varié, c'est bien, mais maintenant faudrait revoir les quantités". Alors déjà, j'annonce, j'ai perdu 500g en une semaine. C'est rien, je sais, mais quand même. Ensuite, j'ai pas fait de crise réelle de boulimie, avec vomissements, depuis 2 mois. Je lui ai dit, et que ma nutritionniste m'en féliciterait sûrement, même si j'ai pas perdu de poids.

Mais elle y tient, à son avis de merde. Pfff, je me demande pourquoi je lui pardonne à chaque fois, si c'est pour me reprendre des coups sur la tête.

Elle veut que je revoie les quantités? On va revoir les quantités. Zéro, niet, nada.
Mon corps crie à la raison et au bon sens, mais mon âme et mon coeur crient à  la vengeance. Et cette fois-ci, je suis tellement en colère que ça marche, j'ai hyper faim, mais je m'en fous, manger, ca serait avouer ma défaite contre elle. J'en veux pas de ses excuses, parce que même si elle en fait, elle en pense pas moins, elle est persuadée d'avoir raison.

Je ne suis pas un exemple, je raisonne mal, JE SAIS, mais comme je dis, mon coeur est le plus fort contre ma raison pour l'instant.



16h50: Des excuses? Non, juste un "c'est de ma faute si tu manges pas?", et après "de toute façon vous voudriez toujours que je sois parfaite" et fuite. Pffff.


19h04: On est invités à manger chez des amis. P... j'avais pas prévu ça. Comment je vais faire?? Manger le moins possible en tout cas, et puis à partir de demain, comme aujourd'hui.


00:34: J'ai mangé. C'était très bon, j'en ai pas pris beaucoup quand même, disons que ma journée compense le repas de ce soir. Mais je suis toujours vexée, malgré les excuses de ma mère. Donc demain, rien de la journée, et comme mon petit ami vient le soir, je mangerai le soir un peu.
par Antigone publié dans : Catharsis
Samedi 11 août 2007
...ou presque.
Il est vrai que je n'ai jamais vraiment mentioné ma mère dans ce blog. Etonnant, non? Je me souviens avoir fait des articles très négatifs sur elle, mais je les avais effacés, par culpabilité.
Bref. Ma mère est un tyran, elle l'a toujours été. Particulièrement pour ce qui est de la nourriture mais je ne m'étendrai pas sur celà aujourd'hui.

Voilà le tableau
Aujourd'hui, j'ai, certes, fait deux siestes. Une ce matin, une cet après-midi. Et là, elle est venue me tirer de mon sommeil. Réellement au sens propre me tirer de mon sommeil, alors que pour une fois, pour UNE FOIS, je ne faisais pas un cauchemar. Enfin bon, tout ça pour quoi? Pour qu'on aille marcher. Alors que le vent tempête dehors... On s'est arrêtées à mi-chemin et on est rentrées, parce que je faisais trop la gueule, et que de toute façon y'avait trop de vent.
Tout ça pour dire que dès que mon père n'est pas là, il faut qu'elle trouve un moyen de me tyranniser. Et quand ils sont seuls, c'est mon père qu'elle tyrannise (notamment sur la nourriture).

Je crois que ça vient de son enfance. Elle a été élevée par une belle-mère moins que commode à la mort de sa mère, et je pense qu'en l'absence de mon grand-père, elle les tyrannisait, elle et ses frères et soeurs. Elle leur interdisait les bonbons, les magazines, les moindres jeux, etc.
J'ai l'impression qu'inconsciemment elle reproduit le même schéma. Quand mon père n'est pas là, il faut qu'elle trouve n'importe quoi pour m'emmerder.

Je ne comprends pas qu'elle n'imagine pas que j'ai besoin de me reposer. Là, elle vient s'excuser en me disant que c'était pour mon bien qu'elle faisait ça. Tu parles, choper la crève dans le vent et marcher alors que je suis à moitié réveillée. Elle ne semble pas comprendre que je suis en pleine période de sevrage! J'ai besoin de repos!
Mais pour elle, même si elle affirme le contraire, elle a peur de me voir obèse, alors me faire marcher c'est 'pour mon bien', évidemment. Quand elle me voit dormir toute la journée, ce qu'elle pense, c'est "elle fait que dormir et manger, elle va grossir mon dieu!"

Bref, je fais la gueule, et je n'en démords pas pendant au moins quelques jours! Je mange plus en sa présence; ça me fera peut-être sauter des repas, mais après tout, 'ça peut pas me faire de mal, hein?'.
par Antigone publié dans : Catharsis
Lundi 21 mai 2007

Went down by the old courthouse
Stumbling through the streets
Had to get out of the house
Had to use my feet

And you may not think much of me now
But i think so damn much of you

Don't take any wooden nickels
When you sell your soul
A devil of a time awaits you
When the party's over
You're on your own

Trash truck coming up the road
Picking up the trash
Riding to a better place
Hoping we don't crash

Thinking how things have turned out
I never would've guessed it this way

Don't take any wooden nickels
When you sell your soul
A devil of a time awaits you
When the party's over
You're on your own

Now the party's over
I'm on my own


-Eels
par Antigone publié dans : Catharsis
Jeudi 10 mai 2007
J'ai l'impression d'avoir un gros problème dans le relationnel.
Ce semestre, une fille a plusieurs fois fait le pas d'aller vers moi, de me parler, de se mettre en TP avec moi, etc, et moi, qu'est-ce que j'ai fait en retour? La carapace. Un presque mutisme. De la froideur. On me l'a souvent dit tiens, que j'étais froide. Mais ce n'est pas de la condescendance, ce n'est pas volontaire! En fait je crois que j'ai peur des autres. Oui c'est ça, les gens, mis à part mon petit ami, me font peur. Que l'on me témoigne de l'amitié/de la pitié/du dédain, ou autre, c'est pareil. J'ai tellement eu de blessures émotionnelles que je suis incapable de me lâcher, d'être moi avec qui que ce soit (sauf mon petit ami une fois encore), de faire confiance. Je pense toujours à ce que l'autre doit être en train de penser de moi, ou à ce qu'il va penser de moi si je dis/fais telle chose. C'est usant.
Pour ceux qui connaissent, je ressemble terriblement à Soïchiro Arima dans le manga Kare Kano (Elle et Lui, Tonkam éditions). Un animal blessé, avec juste une personne à qui je dois encore je le pense ma santé mentale (quoique lol), à qui je peux me retenir.
Petite déjà, je me "cloisonnais". Je me souviens qu'en cours, je me construisais une sorte de carré sur la table avec les crayons, les regles, etc, et c'était MON espace privé, qui me protégeait en quelque sorte. Chez moi, je me construisais toujours des petites maisons avec des draps, des coussins, je me construisais un espace rien qu'à moi où même ma mère ne pouvait pas m'atteindre.
Pour revenir au sujet de mon poids, la psychothérapeute m'a dit que lorsque je serai plus tendre avec moi-même, mon poids descendra de lui-même. En effet, en mon for intérieur, je passe mon temps à m'insulter "gros tas, t'es nulle, aucune volonté, regarde comme t'es grosse alors que toutes les filles autour de toi sont minces, éléphant, grosse truie". Il faudrait que je dompte ce "tyran" qui est en moi, pour à terme le faire disparaître.
Je parle de mon poids parce que je pense qu'il entre en compte dans ma relation avec les autres. C'est une carapace. Ca peut paraître simpliste, une excuse peut-être, mais je pense qu'il y a une part de vérité. Bien sûr je ne réduis pas la cause de mon poids à cela, il y a d'autres facteurs en ligne de compte. Mais inconsciemment, ca doit jouer un peu.
Cette semaine, j'ai fait 3 crises de BV. Facile de vomir après tant de temps. Je sais que c'est pas bien, mais vomir me fait déculpabiliser, et je me sens mieux après, comme je l'ai déjà dit, j'ai l'impression que je dégueule et que je tire la chasse, et que tout s'en va en même temps, ne reste qu'une sensation de vide et de fatigue...
Bon, à trop m'épancher je m'embrouille, j'arrête le blabla ici.

par Antigone publié dans : Catharsis
Mercredi 14 février 2007
Ma psychotérapeuthe m'a dit pour mon prochain rendez-vous de faire une liste de toutes les personnes, évènements, qui m'ont particulièrement marquée, en rapport avec mon poids. Je dresse ici une liste (non exhaustive), parce que d'ici une semaine, si je le fais à la dernière minute, je me souviendrai pas, alors qu'ici je peux rajouter au fur et à mesure. Alors on y va :

-         7 ou 8 ans : C. : « grosse », « gros tas » devant tout le monde qui en rigolait bien (c’est la petite fille que ma mère était allée gronder ensuite) jusqu’à la fin du primaire

-         10 ans, 6e : S.: « éléphant vorace » idem, risée générale

-         15 ans : C. : je ‘chattais’ avec lui sur internet depuis environ un an, c’était un lycéen, j’étais en 3e.  Je ne lui avais jamais montré de photo de moi. Je l’ai rencontré, accompagné d’une amie, en 2nde, l’expression de son visage s’est décomposée quand il m’a vue. Il espérait une belle fille je suppose. Fin de nos conversations sur internet après cela. C’est ce qui m’a je le pense le plus affecté. Il semblait très amoureux sur internet, et mon seul physique l’a repoussé.

-         15 ans : une ‘amie’ de mon groupe, J.,  me demande mon poids, je faisais 68 kilos pour ma taille actuelle je pense. Elle m’a dit « ah, c’est bien, au moins, ca fait 4 unités en dessous de ta taille »

-         15 ans : Je ne sais pour quelle raison, ces ‘amies’ décident de mettre leurs mains dans les poches de l’autre, quand j’arrive, celle que je n’aime pas dit ‘ah, non, toi c’est pas possible, c’est trop serré’

-         15 ans : cette même amie J. est amoureuse d’un garçon. Il se trouve que je suis amoureuse de lui, depuis le début de la première (il s’agit de mon actuel petit ami). Pendant une randonnée avec la classe où on campait, elle dit devant tout le groupe qu’elle a très envie de l’embrasser. Il est gêné. Elle est vexée, et fait tout avec son amie M. pour essayer de le mettre avec une fille dont elle croit qu’il est amoureux ; histoire de jouer à la bonne fée (et ca marche…)

-     19 ans: deux types en scooter s'arrêtent à ma hauteur, pour me dire "putain, t'as pas été gâtée par la nature, c'que t'es moche"

etc...

Je me rends compte, à écrire ça, que tout pratiquement s'est joué au lycée...Insinueusement, tacitement, sans peut-être de réelle volonté de faire du mal, mais quand même, je me rends compte que c'est au lycée (sauf à partir de la mi-terminale) que j'ai été la plus malheureuse (avant mon déménagement en métropole, parce que aujourd'hui, on peut pas dire que ce soit la joie non plus). Le groupe dans lequel j'étais m'a détruite. Pourtant, aujourd'hui, une personne de ce groupe est quand même dans mes meilleurs amis. J'ai pardonné.
Bon, je sais plus quoi dire. " N'gaga!!!!"
par Antigone publié dans : Catharsis
Lundi 13 mars 2006
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.
    Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
    <<Dis moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir !>>
    Mon âme ne répond pas.
    <<Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peux-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons?>>
    Mon âme reste muette.
    <<Batavia te sourirait peut-être davantage? Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale.>>
    Pas un mot. -Mon âme serait-elle morte?
    <<En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal? S'il en est ainsi; fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. - Je tiens notre affaire, pauvre âme! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle. Là, le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverrons de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer ! >>
    Enfin, mon âme fait explosion; et sagement elle me crie : <<N'importe où ! n'importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! >>
par Antigone publié dans : Catharsis
Mardi 5 juillet 2005

"Chaque soir avant le dîner
A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
N'me d'mandez pas d'chanter ça, si
Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon
Passer les cons
"                            Le pornographe, Georges Brassens

 

Le roi boiteux, Georges Brassens

Un roi d'Espagne, ou bien de France,
Avait un cor, un cor au pied;
C'etait au pied gauche, je pense;
Il boitait aù faire pitie.

Les courtisans, espace adroite,
S'appliquerent aù limiter,
Et qui de gauche, qui de droite,
Il apprirent tous aù boiter.

On vit bientot le bénéfice
Que cette mode rapportait;
Et de l'antichambre aù l'office,
Tout le monde boitait,boitait.

Un jour, un seigneur de province,
Oubliant son nouveau métier,
Vint aù passer devant le prince,
Ferme et droit comme un peuplier.

Tout le monde se mit aù rire,
Excepté le roi qui, tout bas,
Murmura:"Monsieur,qu'est-ce aù dire ?
Je crois que vous ne boitez pas."

"Sire, quelle erreur est la votre!
Je suis crible de cors; voyez:
Si je marche plus droit qu'un autre,
C'est que je boite des deux pieds."

 

Flower, Eels

Turn the ugly light off God,
Wanna feel the night.
Everyday it shines down on me
Don't you think that I see?
Don't you think that I see what it's all about?
Hard to look the other way
While the world passes me by
And everyone is trying to bum me out.

It's a pretty big world God
And I am awful small
Everyday they rain down on me:
Flower in a hailstorm.
Flower in a hailstorm,
I'm living for the drought.
I could throw it back at them
But then I'd play their game.
everyone is trying to bum me out

When I came into this world they slapped me,
And everyday since then I'm slapped again.
Tomorrow's king: an unsightly coward
You see, I know I'm gonna win.

Turn the ugly light off God
Don't wanna see my face.
Everyday it will betray me
Don't you think that I know?
Don't you think that I know what they're talking about?
If they step on me tonight,
They're gonna pay someday.
Everyone is trying to bum me out.

 

Not ready yet, Eels

 There's a world outside,
And I know 'cause I've heard talk.
In my sweetest dream
I would go out for a walk.

But I don't think I'm ready yet.
I'm not feeling up to it now.
Just not that steady yet.
And I don't need you telling me how.

There's some happiness
And my stone face cracks again.
Maybe some time sooner or later.

But I don't think I'm ready yet.
Not feeling up to it now.
Just not that steady yet.
And I don't need you telling me how.

So if I leave my room,
Don't you tell me to lighten up.
Maybe some time sooner or later.

But I don't think I'm ready yet.
Not feeling up to it now.
Just not that steady yet.
And I don't need you telling me how.
I don't need you telling me how.
I don't need you telling me how.
I don't need you telling me how.

I don't need you telling me how.
I don't need you telling me how.
I don't need you telling me how.

 

Stroke of luck

hanging by threads of palest silver
i could have stayed that way forever
blood and ghost wrapped tight around me
nothing could ever seem to touch me
i lose what I love most
did you know I was lost until you found me?

stroke of luck or gift from god?
hand of fate or devil's claws?
from below or saints above?
you came to me

here comes the cold again
i feel it closing in
it's falling down
and all around me, falling

you say that you'll be there to catch me
or will you only try to trap me?
these are the rules i make
our chains were meant to break
you'll never change me

here comes the cold again
i feel it closing in
you're falling down
and all around me, falling

stroke of luck or gift from God?
hand of fate or devil's claws?
from below or saints above?
you come to me now

don't ask me why
don't even try

stroke of luck or gift from god?
hand of fate or devil's claws?
from below or saints above?
you came to me

here comes the cold again
i feel it closing in
it's falling down
and all around me, falling
falling...
                                                                             -   Cette chanson de Garbage illustre parfaitement ce que j'ai dit à propos de mon ange...                       

 

Drive you home, Garbage

"It's funny how
Even now
You still support me after all the things that I've done
You're so good to me
Waiting patiently"

 [...]

"I got down on myself
Working too hard
Driving myself to death
Trying to beat up the faults in my head
What a mess I've made
Sure we all make mistakes
But they see me so large
That they think I'm immune to the pain"

par Antigone publié dans : Catharsis
Mardi 5 juillet 2005

Bleed like me, Garbage

Avalanche is sullen and too thin
She starves herself to rid herself of sin
And the kick is so divine when she sees bones beneath her skin
And she says:
Hey baby can you bleed like me?
C'mon baby can you bleed like me?

Chrissie's all dressed up and acting coy
Painted like a brand new christmas toy
He's trying to figure out if he's a girl or he's a boy
He says:
Hey baby can you bleed like me?
C'mon baby can you bleed like me?

Doodle takes dad's scissors to her skin
And when she does relief comes setting in
While she hides the scars she's making underneath her pretty clothes
She sings:
Hey baby can you bleed like me?
C'mon baby can you bleed like me?

Therapy is Speedie's brand new drug
Dancing with the devil's past has never been too fun
It's better off than trying to take a bullet from a gun
And she cries:
Hey baby can you bleed like me?
C'mon baby can you bleed like me?

JT gets all fucked up in some karaoke bar
After two drinks he's a loser after three drinks he's a star
Getting all nostalgic as he sings "I Will Survive"
Hey baby can you bleed like me?
C'mon baby can you bleed like me?

You should see my scars
You should see my scars
You should see my scars
You should see my scars
And you try to comprehend that which you'll never comprehend

par Antigone publié dans : Catharsis
 
 
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