
Et voilà, c'était à prévoir, rechute.
J'ai fait une grosse crise, et j'ai vomi.
Ma psychothérapeute pense que, entre autres, en ce moment, mes pulsions alimentaires viennent d'une colère retenue, non exprimée verbalement ou autre.
Je suis en colère? Oui, un peu,
Aujourd'hui je suis rentrée de mauvaise humeur, je suis allée chez mon frère, on a déjeuné, pas fait grand chose, et je pense que je suis jalouse de sa réussite professionnelle, ainsi que de la façon dont mon père nous voit. En effet, pour un banal problème informatique, mon père demande un conseil à mon frère (dans la finance) et pas à moi (dans l'informatique.......). Certes il a l'expérience en plus, mais c'est vexant.
J'aimerais avoir mon petit ami tout le temps avec moi, pour moi. Or, je dois le partager en ce moment avec sa mère.
Voilà ce qui, je pense, a déclenché ma crise.
Pour ne pas m'apitoyer sur mon sort et me 'venger' de mon petit ami qui est allé au resto avec sa mère et un ami à eux, je me suis offert un resto japonais: des brochettes. Je sais pas pourquoi j'en avais envie, d'habitude c'est pas mon truc, je préfère les makis. J'ai écouté mon envie, et on verra bien. De toute façon, vu mon emploi du temps béton, j'aurai pas le temps de déjeuner vraiment à midi, donc je m'amènerai des trucs légers.
Ah oui, en parlant de la fac, je suis allée jeudi à l'imprimerie d'informatique chercher les polys d'un TD. Ces cons, ils ont imprimé que les pages impaires...impossible de faire les exos ou de préparer correctement le TP...Quelle bande de nazes. Du coup, lundi, ma pause déjeuner est consacrée à aller râler à l'imprimerie.
Bon, j'écris en attendant mon petit ami. Alors autant vider complètement son sac. Je vais faire une chose inavouable. Je vais avouer mon poids : 93,1 kilos. Je suis devenue obèse pour de vrai. Ah il est loin le temps où je me plaignais de faire 63, ou 70 kilos.
Autre chose tiens, j'ai acheté un bouquin du Dr. Jean-Michel Cohen: le roman des régimes. Ce n'est pas un bouquin de régime (j'en achète jamais, ma mère m'a vaccinée avec les siens), mais un roman, qui décrit différents parcours par rapport à la nourriture, de l'anorexique à la boulimique en passant par le quinqua un peu empâté. Assez agréable à lire, dans le sens où on peut le qualifier de 'easy-reading' (je sais pas si ca existe, je dis ça par rapport au 'easy-listening'). Mais rien de transcendant non plus. Enfin si vous avez rien à lire sous la main et que les livres parlant d'anorexie-boulimie etc vous intéressent, pourquoi pas.
Après ma crise, je me suis remise à me rêver maigre. Pourtant, mon rapport à moi même avait évolué. Enfin je crois. Je voulais être mince, pas maigre. Mais je crois que je me mens à moi-même. Je veux être maigre, pour ne pas avoir à hurler "regardez putain, je souffre!", mais que ça soit écrit sur mon corps. En effet, le regard des gens sur les maigres et les obèses est largement différent. Dans l'imaginaire collectif, un obèse, c'est un fainéant, un idiot, dégoûtant en plus, alors que quelqu'un de maigre est une pauvre chose fragile qui mérite de l'attention.
Mauvaises langues