Je suis au bord du gouffre. Il ne se passe plus un jour sans que je ne pleure.La fac, encore et toujours. Les maths, plus que jamais...J'ai un devoir à rendre pour vendredi, ca fait deux semaines que je l'ai et je m'y suis toujours pas mise...Je n'arrive pas à travailler en rentrant de la fac, je suis trop fatiguée émotionnellement.
Mes parents sont arrivés. Ma mère est en vacances. Ils m'ont un peu remonté le moral.
Mais il y a toujours mon poids.
En plus de tout ça je me sens toujours "embarassée de moi même". J'ai 30 kilos de trop à traîner partout. Je me représente à chaque fois une brouette avec 30 kilos de briques, et je me demande comment tout ça peut être dans mon corps...
Commentaires
Mais moi au contraire, je ne me sens jamais aussi seule qu'à la fac. Je me sens en terre inconnue, il y a trop de monde autour de moi, et je n'arrive pas à aller vers les gens. C'est vrai, tu as raison, je devrais me donner le droit d'exister maintenant, et pas attendre que je sois mince pour vivre, mais c'est tellement dur...
Oui, je comprends. C'est exactement ce que je ressentais il y a peu de temps. Surtout à la fac. Je trouve ce milieu froid. Et les gens y sont pour la plupart aussi cons qu'ailleurs. C'est hors-fac que j'ai recommencé à avoir des relations sociales. Un jour j'ai rencontré dans la rue un garçon qui faisait partie du groupe de potes dans lequel je me trouvais avant la galère, un garçon plus effacé que les autres, mais certainement le plus sensible et le plus réfléchi. Par la suite il est venu me rendre visite, et je suis rendu compte à quel point cela me faisait du bien de côtoyer un autre monde que le mien. Avec les tca, on est dans sa tête, l'extérieur importe si peu! depuis moi et mon copain allons le voir régulièrement. Je n'arrive pas toujours à exprimer mon opinion ou à m'exposer, mais je me sens très en confiance. Nos rapports me semblent sincères.Demain je l'aide à préparer une soirée qu'il a organisée. Je ne suis pas devenue extravertie, loin de là. A la fac la seule personne à qui je parle c'est mon copain. Mais je me suis rendue compte qu'avec l'anorexie, je suis passée à côté du meilleur. J'étais maigre, mais obsédée, et seule, incroyablement seule. Idem avec la boulimie et l'hyperphagie, la maigreur en moins. Aujourd'hui c'est le fait de voir quelques personnes qui me rend bien, et plus ça va et moins je fais de crises. Je ne suis pas à l'aise dans mon corps, mais j'essaye de ne pas me focaliser là-dessus. Je me donne le temps de maigrir, rien ne presse.
Bonjour,
Je viens de découvrir ton blog et ça m'a touché je viendrai te suivre et en attendant je te souaite bon courage pour affronter toutes ces choses qui font qu'on a envie d'abandonner, allez courage, c'est tout ce que je peut faire pour toi pour l'instant..
Bises
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Bonjour! Je suis sincèrement désolée que tu te sentes comme ça. Tu vois du monde la semaine? Personnellement c'est en revoyant des gens petit à petit que je m'en sors. J'avais coupé les ponts avec les gens à force de chercher à maigrir à tout prix. J'étais certes maigre, mais j'avais peur des relations sociales. Aujourd'hui, je suis en réel surpoids à force de crises de boulimie sans vomissements, mais je parle aux gens, j'essaye de me confronter à leur regard. Et au final ce n'est pas si déstabilisant que cela. L'important est de connaître des gens bien.
Ne t'en fait pas trop pour la fac. Essaye d'abord de te sentir bien. Ce n'est pas grave si tu loupes une année, l'important c'est de te réconcilier avec toi même. Je me suis fixé pour objectif d'être bien dans ma peau, même avec tous ces kilos en trop plutôt que d'attendre d'être mince pour vivre. J'ai le droit d'exister et de m'exprimer. Et j'y parviens plutôt bien en fait. Dès qu'une pensée négative surgit à mon égard, je m'efforce de la chasser, en me rappelant qu'il s'agit souvent d'un problème d'étiquette. Je n'ai pas fait de crise depuis, et je ne ressens pas le besoin d'en faire. Bon courage! A bientôt.