Je ne pensais pas ouvrir un blog, mais la bête lecture du blog d'une "amie" m'a tellement sortie de mes gonds que j'ai trop de rage à faire sortir. Donc deux possibilités:1/je saute par la fenetre
2/j'ecris pour me calmer
On verra si ca a un effet, sinon la première solution reste envisageable.
A chaque fois que je repense à une personne précise (allez, on va l'appeler M.), je m'énerve toute seule...C'est une fille au physique assez banal, mais qui pensait tout le temps que la terre entière tombait sous son charme. Je pensais que ce genre de prétentieuse sans fondement n'était pas entourée, n'avait que cette certitude pour exister, et que les autres voyaient bien le ridicule. Et bien non. Elle avait des amis...Mes "amis" si je puis dire, quoique le terme n'est pas vraiment approprié. J'ai du pendant tout le lycée supporter sa présence exécrable sans broncher. Je ne vois pas pourquoi je l'ai fait d'ailleurs. J'avais peut être peur d'être vraiment toute seule et de devenir une cible. (Drôle comme l'humanité à pour habitude, au lieu de tendre la main aux gens esseulés, d'en faire des têtes de turcs, sans doute par peur d'être assimilé au "rebut" s'ils s'en approchent trop).
Mademoiselle M. se croyait être, non contente de s'imaginer une déesse de beauté, quelqu'un de très intelligent.
Moi, assez discrète, ne parlait pas vraiment de moi, sauf quand on me faisait l'"honneur" de remarquer ma présence et de me parler. Elle, elle m'épargnait ça, elle était trop bien pour ça. Sauf bien sûr quand elle avait besoin d'un faire-valoir facile sous la main. Sans jamais avoir eu de conversation avec moi, elle me considérait comme ayant le cerveau d'un mollusque, et pensait que je ne ressentais aucun sentiment.
Je les hais eux aussi. Parce que cette garce ramenait toujours l'attention vers elle quand elle sentait que la discussion dérivait trop de sa personne. Je me souviens d'une fois où elle criait son agonie (ah, mon dieu, qu'on l'emmene a l'infirmerie), alors qu'elle avait un simple rhume?!!
Alors que moi, pls fois, le midi, je sautais mon déjeuner, pour voir si on me demanderait quelque chose (meme pas pour ma santé, un simple "tiens, tu n'as pas faim" m'aurait suffi...).Eh bien non, rien...Pire, une fois meme, un de ces "amis" demanda a la fille en face de moi "tiens c'est tout ce que tu manges?" parce qu'elle avait laissé la moitié de son assiette, alors que moi je m'étais installée parmi eux sans plateau...
Remarque, c'est normal, une grosse, ça ne doit pas manger, bien entendu. Qu'une fille mince n'ait pas d'appetit, c'est inquiétant, qu'une grosse ne mange pas, ça ne peut que lui faire du bien n'est-ce pas? Peut être l'avait il remarqué, mais pensaient-ils cela, je ne sais pas...
Bref, ce qui me chagrine le plus, c'est que une fille, qui m'avait récemment témoigné son amitié, et à qui j'avais pardonné nombre de choses tellement ça m'avait émue, écrive des louanges dans son blog sur cette 'pauvre jeune fille rêveuse dans son monde'...J'ai envie de gerber...Qu'elle y reste et qu'elle y crève, dans son trou perdu! Cet article m'avait juste agacée...Mais voilà qu'aujourd'hui je tombe sur un commentaire, laissé par un autre ami, là je ne mets pas de guillemets, vraiment quelqu'un qui m'a tendu la main et à qui j'ai donné mon amitié. Il ne la connait pas, et il aimerait beaucoup la rencontrer....J'ai cru recevoir un coup de poignard dans le dos...
Bien entendu, je ne peux pas, et je ne demande pas une amitié exclusive, mais ça m'énerve que, quand je croyais avoir -enfin!- des amis, ils s'interessent autant à des personnes que je déteste.
Je sais bien qu'ils ne verront jamais cette personne à travers mes yeux, comme quelqu'un de vaniteux et d'ininteressant, qui me traitait comme de la merde bonne à lui servir de faire valoir quand elle savait plus trop quoi dire "d'interessant".
Donc je n'ai plus d'amis. Je ne veux plus. J'avais commencé à voir le bout du tunnel, j'avais accepté les mains tendues...Mais je ne peux pas accepter de voir les miennes souillées parce qu'elles préfèrent aussi d'autres mains putrides. Oui, c'est moi qui suis bête, oui c'est moi qui suis obtue, mais ça me fait trop de mal qu'on ne voie pas à quel point c'est une personne exécrable.
Je suis à nouveau toute seule.
J'ai à nouveau cette envie d'être, non pas mince, mais maigre...Peut être que quand je serai un squelette dans un lit d'hôpital, ils se soucieront de moi...si quelqu'un vient me voir....Personne ne s'était soucié de moi quand j'avais été très malade la dernière fois...
Peut être qu'ils seront tristes, peut être qu'ils regretteront de ne pas m'avoir porté d'attention...peut être pas...
C'est plus simple je crois en tout cas comme auto-mise à mort. Je n'ai pas le courage de me tuer autrement.
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article
