Bon, deux
posts en un seul jour, alors que j'en étais au rythme soutenu de moins d'un par mois! Et bien lachons-nous donc!D'abord, je suis très contente de vous connaître, les filles (vous vous reconnaîtrez... ;) )
Ensuite, puisque j'avais mis mon poids ici dans mes derniers articles, update: 82 kgs.
Pour ce qui est de la fac, je ne me reconnais plus ce semestre. Je n'imaginais même pas receler de telles capacités de travail. Un rythme moyen de 15h/jour de travail. Un niveau de Java atteint inespéré, compte tenu de la façon dont je porte ce langage dans mon coeur. Des résultats catastrophiques en maths fondamentales, mais excellents en maths appliquées.
Puisqu'il faut bien me plaindre de quelque chose, sinon ça ne serait vraiment plus moi, parlons du CMP.
Je suis depuis quelques mois dans ce que je considère un 'accompagnement de fin de traitement' avec le psychiatre. Enfin LE. Voilà le hic. Le nouveau que je voyais depuis le départ à la retraite de la coordonnatrice du centre, a un emploi du temps qui ne colle pas au mien. Il m'avait donc assuré lors de notre dernier rendez-vous(fin janvier), après avoir pris note de mon emploi du temps, que le secrétariat du centre me téléphonerait pour me fixer un rendez-vous avec un autre psychiatre. Je n'ai jamais reçu de coup de téléphone. Entre-temps, comme on avait décidé -enfin!- de me faire confiance et de me confier tous mes médicaments alors que jusque là je devais venir faire remplir un pillulier au CMP chaque semaine, je me suis retrouvée avec un surplus de médocs (forcément, vu que mon traitement avait régulièrement diminué, et que chaque boîte contient quelques cachets de trop pour un traitement sur un mois entier). Vu mon temps libre(...) et mon boulot à la fac, je ne suis pas donc pas allée 'réclamer' de RDV au CMP. Un jour quand même, vu que j'avais remarqué une pénurie à venir de médicaments, je téléphone entre deux cours. Je tombe sur une secrétaire (que je ne connaissais pas, sûrement nouvelle) particulièrement aimable, qui me fait comprendre d'aller me faire foutre et que c'est pas son problème: elle m'annonce que "Je n'avais qu'à pas rater mon RDV avec le Dr. ???(pas compris le nom)" - "Quel RDV, le centre ne m'a jamais rappelée?" -"Si, si, vous aviez rendez-vous le 5 février et vous ne vous êtes pas présentée." (vu le ton de la charmante dame au bout du fil, je n'ai pas insisté sur ce point...) -"Alors donnez-moi un autre RDV avec le Dr. (truc) svp" -"Oui, le 2 avril" -"Avril? Ce n'est pas possible plus tôt? Parce que je..." -"...Le Dr. (truc) est en congé, il ne peut pas plus tôt." -"Alors est-ce qu'il serait possible que je passe au centre pour que le médecin de garde me prescrive une ordonnance 'de secours'? Parce que dans une semaine, je serai à court de médicaments et je..." -"Vous avez pas de médecin traitant?" -"Euh, si, pourquoi?" - "Ben vous avez qu'à aller le voir! Un médecin traitant, il sait faire des ordonnances, non?" (Pétasse, pétasse, pétasse....zen, t'es au tel, reste courtoise, entre pas dans son jeu...) Donc bon, d'accord madame, merci, au revoir. J'ai raccroché cordialement, avec la décision ferme d'aller au centre pour mettre la main sur le médecin de garde et pas la secrétaire, histoire qu'il me fasse une ordonnance jusqu'au prochain rendez-vous.
Et là manque de pot. J'ai fini à la fac à chaque fois après 20h, et quand j'ai pu y aller à une heure plus correcte, ben le centre était "exceptionnellement fermé aujourd'hui à 17h"... Je me suis retrouvée dans la grosse merde quoi. Heureusement, ma mère était là pour ses vacances. Elle est donc allée au centre pour moi. La secrétaire en question l'a extrêmement bien reçue, déballé le tapis rouge et tout le tintouin (ironique bien sûr...comme quoi, elle a pas juste une dente contre les 'malades mentaux' comme moi, mais aussi leur famille), et allait la foutre à la porte quand est arrivé le Dr.(truc) en question (sensé être en congé...tiens tiens...). Il reçoit ma mère, mais lui explique qu'il a pour principe de ne pas prescrire sans avoir vu le patient avant (why not...heureusement qu'il bosse pas pour SOS Psychiatrie...). Il lui dit que je dois aller à la pharmacie habituelle, et demander au pharmacien de me prescrire pour les deux semaines à venir, et qu'il régularisera ensuite. Au passage, il demande à la secrétaire "mais vous êtes sûre d'avoir donné un rdv à Mlle T.?" qui lui réponds que oui, sans aucun doute. Ma mère de rétorquer "Vous savez Dr., ma fille vient au centre depuis plus de deux ans, et elle n'a jamais raté un seul rdv." et de tourner les talons.
Je suis donc allée à la pharmacie avec mon ancienne ordonnance (sans aucune conviction bien entendu), car je pouvais, vu qu'elle ouvre assez tard. Bien sûr (comment ne pas s'y attendre?) la pharmacienne m'a dit qu'elle ne pouvait pas prescrire de tels médicaments sans ordonnance à jour, même si elle connaissait mon cas.
Re-manque de pot, c'était un vendredi soir (Donc WE dernier d'ailleurs). Pendant le WE, vu la mauvaise foi des personnes du CMP, je rédige une lettre dans laquelle je donne procuration à ma mère pour qu'on lui remette une ordonnance à mon nom (on sait jamais quel coup bas ils auraient pu nous faire cette fois-ci...), et dans laquelle je précise bien le caractère urgent de la prescription, et le fait que soit bien allée selon les recommandations de super Dr. trucmuche voir la pharmacie habituelle.
Par grande chance (il en fallait bien un peu après tout ça), ma mère en arrivant lundi matin au CMP tombe en premier sur les infirmières qui avaient l'habitude de me donner mon traitement. Elle leur raconte toute l'affaire, elles sont outrées. Elles la font donc patienter, et ma mère ressort finalement un peu plus tard avec une ordonnance faite par le nouveau psychiatre coordonnateur du centre.
Donc ouf, j'ai pas eu à me pointer aux urgences cette semaine avec des syndrômes de manque pour pleurer pour une ordonnance de secours.
Ceci dit, ça ne finira pas comme ça. Je suis révoltée.
Je suis dans un état psychique global qui fait que je suis plus forte, et que cette affaire me met en colère plus qu'elle ne me détruit, mais il y a seulement un an, il en aurait été tout autre. Je pense aussi aux autres patients du centre qui n'ont pas encore eux remonté la pente. C'est un centre d'aide putain! et on les accueille comme ça? C'est leur enfoncer la tête sous l'eau!!
Alors je vais rédiger une lettre que j'enverrai à l'hôpital L., dont dépend ce CMP, ainsi qu'au responsable du CMP, pour dénoncer ces nouvelles pratiques d'accueil particulièrement agréables et encourageantes envers des personnes en détresse psychologique de la part d'un centre d'aide qui leur est spécialement dédié. Quelle répercussion ça aura? Probablement aucune, je ne me leurre pas. Mais si quelqu'une ne le dit pas, qui le fera?
Et puis ça n'aura pas eu un impact totalement négatif. Ca m'a fait décidé à m'engager dans une association d'aide aux personnes (humanitaire, etc... n'importe quoi pourvu que ça ne soit pas politisé)
D'ailleurs, ma psychothérapeute m'a dit qu'il existait des associations d'aide aux personne en détresse psychologique, je vais donc orienter mes recherches dans ce sens.
Enfin bon, sauf pour remercier les infirmières du centre qui font un travail remarquable, je ne compte pas remettre les pieds dans cet endroit! J'ai donc jusqu'au 2 avril pour trouver un nouveau psychiatre hors CMP.
"Life is hard, and so am I" etc...
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pour réagir à ton post, c'est fou comme une seule personne (une vilaine secrétaire accariâtre) peu gâcher tout le travail de l'équipe. je vois la m^me chose au boulot.
les gens devraient quand même se rendre compte que dans ce genre de boulot ils sont là pour les autres, pour les aider, pas pour passer le temps ou se faire plaisir. il faut être professionnel et faire son travail correctement, même si on est de mauvais poil.
et en +, disons qu'elle t'avait filé rdv (et que toi t'es raté le courrier ou autre). sachant que tu ne viens pas au rdv, que tu ne préviens pas ni ne donne signe de vie : est ce que quelqu'un s'est inquiété ??? il aurait pu t'arriver quelquechose, ça aurait été pareil... ils ont mal fait leur boulot d'accompagnement et de soutien pour le coup. t'as bien raison d'être en colère ! gggrrr !!!
bon, biz-biz !