Mardi 28 juin 2005
Je n'ai jamais autant pensé au suicide que ces derniers temps.Malheureusement, je dois me rendre à l'évidence, je n'y arriverai pas par les moyens usuels.
J'ai énormément navigué à la recherche de renseignements, et je suis tombée sur des sites horribles.
Pour certaines personnes, quand on se rate, c'est qu'on n'avait pas vraiment envie de mourir, qu'on est une personne pitoyable qui cherche à attirer l'attention et qui leur fait perdre leur temps. C'est eux qui me dégoutent, je pense que quand une personne avale deux boites d'antidépresseurs et deux de somnifères, elle est vraiment convaincue que ça va la tuer. Elle ne s'attend vraiment pas à se réveiller aux urgences. Elle n'a pas fait d'études médicales, elle pensait vraiment que ca serait fatal. Mais non, monsieur esprit bien pensant de ce site est plus intelligent que la plèbe (suicidaire en plus) qui arrive dans son service.
Bref, voilà pourquoi je ne veux pas me suicider avec des médicaments. Avec ce que j'ai à disposition, au mieux je tombe dans le coma, au pire je me réveille gâteuse.
J'ai alors pensé à me couper les veines...J'ai pensé que prendre des anticoagulants aiderait, et que dans une baignoire d'eau chaude c'était encore mieux, enfin qui ne connaît pas le cliché... Seulement, problème, le moment de la "coupe"...comment être sûre que j'aillais bien trancher comme il faut, et pas me rater et me réveiller en m'étant sectionné le tendon (dur si on veut recommencer après). Un jour de désespoir plus grand que les autres, j'ai fait un "essai", pour me calmer d'abord, et aussi pour voir; pas sur la veine, à côté, pour voir à quelle profondeur j'étais capable d'ouvrir. Ben pas très loin. Jusqu'à la chair tout au plus. Résultat, une belle cicatrice inesthétique qu'on croit dûe à ma maladresse, et encore une certitude que je pouvais le faire quand je veux, quand j'en aurais marre qui s'envole.
Me reste, me direz-vous, comme ce bon monsieur, qu'il reste plein de ponts, pour les gens qui ont vraiment envie de mourir. Seulement voilà, y'a une question à laquelle j'arrive pas à trouver de réponse. On meurt noyé, conscient, ou inconscient, je veux dire, à partir de quelle hauteur on s'assome quand on se jette dans l'eau? Et est-ce que, si on s'assome, le fait de se noyer nous réveille et qu'on se noie finalement toujours conscient? Parce que manque de pot, la noyade est la pire des morts que je puisse imaginer, ne plus pouvoir respirer, ce serait la pire des souffrances pour moi.
Et oui, quelle lâche, idiote, si elle avait vraiment envie de mourir, elle ne se poserait pas ces questions, elle le ferait et basta. Mais si on a envie de mourir parce qu'on souffre, peut on accepter de vivre la pire des souffrances pour en finir? Je suis comme tous les gens qui aimeraient en finir, je voudrais simplement m'endormir et ne pas me réveiller le lendemain.
Enfin bon, ça reste quand même l'option la plus "efficace", et j'ai bien failli le faire la dernière fois que j'étais vraiment au plus bas. Malheureusement, quand j'étais presque à un pont, j'ai pensé à la personne qui m'attendait chez moi.
Pour l'instant je suis en suspens, je ne pense à mourir qu'une à deux fois par jour, ce qui signifie que ça va encore. Maintenant, la prochaine fois, je ne sais pas...
L'autre alternative que j'ai évoquée serait de me laisser mourir de faim jusqu'à la mort.
Malheureusement, je me connais, et je doute y arriver, même si c'est ce qui serait le mieux pour moi (pour mon mental je veux dire). Et oui, je suis boulimique, moi, pas anorexique...Pourtant ça fait plus d'un mois que je n'ai rien vomi...Que je mange sainement, que je perds du poids sainement. Et pourtant je crève d'envie de vomir, souvent. Même pour des broutilles. Surtout quand je mange avec des gens, mais ces derniers temps, j'ai tout simplement évité les repas pris en commun, trop dur...J'ai envie de dégueuler, pour dégueuler toute ma haine ...
Si je recommençais, peut être que je pourrais crever d'une crise cardiaque à cause de la carence en potassium...
Si jamais quelqu'un me lit, ne me jugez pas sévèrement, ce post n'était absolument pas pro-suicide, il reflète juste l'état paradoxal dans lequel je me trouve.
-Je veux mourir,
-mais et si ça allait mieux un jour?
-Oui, mais ça fait 2 ans que tu te dis ça, et c'est de pire en pire...
-oui mais peut-être que après tel évènement, telle date...
Ca fait plus de deux ans que je survis comme ça, de date en date en espérant quelque chose qui m'enlèvera toutes ces pensées...
C'est aussi pour ça que j'écris ce blog, peut être qu'écrire me libérera de mon trop plein de haine, de rancoeur, de souffrance, peut être que finalement, tout sortira de moi en s'imprimant sur ces lignes...Si seulement...
par Antigone
publié dans :
Psychiatrie/Psychothérapie
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Je ne pensais pas ouvrir un blog, mais la bête lecture du blog d'une "amie" m'a tellement sortie de mes gonds que j'ai trop de rage à faire sortir. Donc deux possibilités:
Mauvaises langues