Jeudi 10 mai 2007
J'ai l'impression d'avoir un gros problème dans le relationnel. Ce semestre, une fille a plusieurs fois fait le pas d'aller vers moi, de me parler, de se mettre en TP avec moi, etc, et moi, qu'est-ce que j'ai fait en retour? La carapace. Un presque mutisme. De la froideur. On me l'a souvent dit tiens, que j'étais froide. Mais ce n'est pas de la condescendance, ce n'est pas volontaire! En fait je crois que j'ai peur des autres. Oui c'est ça, les gens, mis à part mon petit ami, me font peur. Que l'on me témoigne de l'amitié/de la pitié/du dédain, ou autre, c'est pareil. J'ai tellement eu de blessures émotionnelles que je suis incapable de me lâcher, d'être moi avec qui que ce soit (sauf mon petit ami une fois encore), de faire confiance. Je pense toujours à ce que l'autre doit être en train de penser de moi, ou à ce qu'il va penser de moi si je dis/fais telle chose. C'est usant.
Pour ceux qui connaissent, je ressemble terriblement à Soïchiro Arima dans le manga Kare Kano (Elle et Lui, Tonkam éditions). Un animal blessé, avec juste une personne à qui je dois encore je le pense ma santé mentale (quoique lol), à qui je peux me retenir.
Petite déjà, je me "cloisonnais". Je me souviens qu'en cours, je me construisais une sorte de carré sur la table avec les crayons, les regles, etc, et c'était MON espace privé, qui me protégeait en quelque sorte. Chez moi, je me construisais toujours des petites maisons avec des draps, des coussins, je me construisais un espace rien qu'à moi où même ma mère ne pouvait pas m'atteindre.
Pour revenir au sujet de mon poids, la psychothérapeute m'a dit que lorsque je serai plus tendre avec moi-même, mon poids descendra de lui-même. En effet, en mon for intérieur, je passe mon temps à m'insulter "gros tas, t'es nulle, aucune volonté, regarde comme t'es grosse alors que toutes les filles autour de toi sont minces, éléphant, grosse truie". Il faudrait que je dompte ce "tyran" qui est en moi, pour à terme le faire disparaître.
Je parle de mon poids parce que je pense qu'il entre en compte dans ma relation avec les autres. C'est une carapace. Ca peut paraître simpliste, une excuse peut-être, mais je pense qu'il y a une part de vérité. Bien sûr je ne réduis pas la cause de mon poids à cela, il y a d'autres facteurs en ligne de compte. Mais inconsciemment, ca doit jouer un peu.
Cette semaine, j'ai fait 3 crises de BV. Facile de vomir après tant de temps. Je sais que c'est pas bien, mais vomir me fait déculpabiliser, et je me sens mieux après, comme je l'ai déjà dit, j'ai l'impression que je dégueule et que je tire la chasse, et que tout s'en va en même temps, ne reste qu'une sensation de vide et de fatigue...
Bon, à trop m'épancher je m'embrouille, j'arrête le blabla ici.
par Antigone
publié dans :
Catharsis
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Mauvaises langues