Je suis retournée voir ma nutritionniste, elle m'a donné plein de conseils pour éviter ces satanées crises de boulimie. Déjà, comme elles ne se déclarent que quand je suis seule, ne PAS rester seule le plus possible. Ca veut dire travailler en bibli après les cours en attendant que mon petit ami finisse de travailler, et rentrer avec lui; aller me promener quand je n'ai pas cours. Et aussi, intéressant, elle m'a demandé de chiffrer le coût de mes crises. Et c'est vrai que je me rend compte que je suis à chaque fois presque dans le rouge, et que je ne peux pas m'offrir des trucs. Elle m'a dit de mettre l'argent 'des crises' de côté, et toutes les semaines ou tous les mois, de m'offrir avec un truc qui me plaît (CD, livres, etc)Je pleure moins en ce moment.
J'ai lu un livre très intéressant récemment L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera; il m'a vraiment tenu en haleine. Maintenant, je lis Les toxicos de la bouffe, La boulimie vécue et vaincue, de Catherine Hervais. C'est comme dans Thornytorinx de Camille de Peretti, je n'arrête pas de me reconnaitre, je vous le conseille, c'est un recueil d'expériences diverses de la boulimie.
Enfin bref, j'ai pas trop de choses à raconter ici, je le fais plutôt en thérapie, et j'ai pas envie de me répéter moi-même.
Merci à Craving et Nichts pour vos encouragements! Courage à vous aussi, les choses peuvent avancer.
par Antigone
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Boulimie
Je suis au bord du gouffre. Il ne se passe plus un jour sans que je ne pleure.La fac, encore et toujours. Les maths, plus que jamais...J'ai un devoir à rendre pour vendredi, ca fait deux semaines que je l'ai et je m'y suis toujours pas mise...Je n'arrive pas à travailler en rentrant de la fac, je suis trop fatiguée émotionnellement.
Mes parents sont arrivés. Ma mère est en vacances. Ils m'ont un peu remonté le moral.
Mais il y a toujours mon poids.
En plus de tout ça je me sens toujours "embarassée de moi même". J'ai 30 kilos de trop à traîner partout. Je me représente à chaque fois une brouette avec 30 kilos de briques, et je me demande comment tout ça peut être dans mon corps...
par Antigone
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Etudes
J'ai un gros blocage dans une matière de maths(corps, anneaux, espaces vectoriels, etc), alors que dans l'autre (algèbre linéaire) y'a aucun problème. C'est dû aux profs je pense. Dans les maths qui m'ennuient, le prof est nul, le chargé de TD pas motivant pour un sou, et je suis flemmarde de nature en plus. J'ai très peur de ne pas réussir mon année. Si je rate, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire??Ma psychothérapeute pense que je devrais activement penser à ce qui me fairait plaisir de faire, dans quelles études, quel métier je me projetterais avec une réelle envie.
Mais le problème, c'est que j'ai envie de rien. J'ai pensé au métier de traducteur, mais les concours d'entrée sont pas donnés au premier venu, même si je suis très bonne en français, et en langues en général, pour passer le concours, il faudrait que je me remette sérieusement à niveau en allemand. Hors je n'ai pas touché à de l'allemand depuis le lycée, et ca commence à remonter.
J'ai vraiment peur de l'échec, et ca me bouffe (tiens, marrant que ce soit ce mot que je choisisse). Justement, j'ai l'impression que quand je bouffe, je 'bouffe' mes angoisses.
Bon, méli-mélo pas très clair, et trou noir sur mon avenir.
par Antigone
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Etudes
Mes meilleurs amis se séparent. C'est pas mes oignons, mais ca me rend triste quand même.J'espère qu'on continuera à se voir, à se parler. S'il vous plaît.
par Antigone
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La vie normale...
Je suis sous traitement depuis presque un an et demi, traitement qui a été 'renforcé' depuis le début.Je prends 5 effexor50 par jour, 2 zyprexa37.5, 1 abilify, et 3 valium5 + 1 si nécessaire.
Ca fait beaucoup, et je commence à en avoir assez. Sauf que voilà, je vais mal, j'ai toujours des idées suicidaires, et si je dis à la psychiatre que je veux arrêter les médicaments, elle va me dire que je vais rechuter dans la dépression. Mais moi, j'ai l'impression de ne jamais en être sortie de cette fichue dépression, alors quelle différence?
Marre d'être droguée pour un si piètre résultat. Qu'est-ce qui changerait sans les médicaments? Qu'est-ce qu'il vaut mieux? Les énormes crises de larmes et d'angoisse, ou les tremblements, la baisse de la libido, la somnolence, etc.
Je suis une droguée qui prend gentiment, sans broncher sa médication depuis trop longtemps. Au prochain rendez-vous psy, je lui dis que je veux arrêter les médicaments. Et si elle ne veut pas, je le ferai toute seule. Le sevrage est très difficile vu tout ce que je prends, mais ca vaut mieux que ma non-vie.
par Antigone
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Psychiatrie/Psychothérapie
