Bien longtemps que je ne suis pas passée par ici.
En fait, je suppose que je n'en ressentais pas le besoin. Et puis je n'avais pas vraiment le temps.
Alors récapitulons.
J'ai bien eu mon premier semestre, avec le beau mot 'admis' sur internet à côté de chaque matière (mais ils ont mis le temps...)
Le deuxième semestre est pas franchement folichon...chose que je n'aurais jamais crue pouvoir dire depuis le début de mon entrée dans les études supérieures (et surtout le passage traumatisant en
prépa maths), les matières dans lesquelles je m'éclate le plus sont les MATHS. Et oui, incroyable. Dans deux matières d'info, ça va plus ou moins (on utilise surtout du C). Mais, dans une matière
pompeusement nommée 'Projet', on doit faire du Java. Alors déjà, je suis allergique au Java depuis le premier semestre, mais en plus, on nous demande de faire des choses qui sont franchement
au-delà de notre portée. Je m'explique. Au premier semestre, je n'ai eu qu'une 'Initiation à la programmation Objet en Java'. Insistons bien sur le mot Initiation... Là, on nous demande de
développer un programme complet en se servant de la documentation de Java, parce que 'c'est comme ça qu'on programme'. Je suis pas complètement opposée au principe. Sauf que. Dans les TP, les
vagues indications données par le prof se révèlent le plus souvent être fausses. Et quand on demande à l'assistant (probablement un thésard, qui déjà en sait plus que le prof...), il nous dit"
Ben faut pas rêver hein, faut bosser chez soi, faut pas se contenter du TP.". 12h. 12h de boulot passée pour préparer UN TP à chaque fois. 12h à pédaler dans la semoule sans aucune aide. Et il
sous-entend qu'on y arrive pas parce qu'on bosse pas????
Enfin bon, rien que cette matière génère un stress incroyable chez moi.
Pour ce qui est de mon poids/relation à la nourriture etc.
Je n'ai plus de problème de boulimie du tout. Je ne mange plus vraiment comme me le préconise ma nutritionniste, à savoir trois repas équilibrés par jour (c'est à dire avec une quantité
particulière de protéines/glucides/lipides, fruit à chaque repas etc). En fait, depuis que j'ai repris la fac, le rythme est tel que j'ai plus le temps. Plus le temps de manger correctement, et
plus le temps de me préoccuper vraiment de problèmes de nourriture en fait. Ce qui me pompe mon énergie, c'est le boulot (voir ci dessus). Je mange rarement le matin. Pas toujours le midi (deux
fois par semaine j'ai le temps d'aller au resto U). Donc je fais quand même l'effort de garder un repas équilbré le soir. Au niveau du poids, je m'en plains absolument pas (84 kilos). Ca descend
au fur et à mesure. Sauf que, du point de vue des connaissances nutritionelles que j'ai pu accumuler, et vu que j'ai une balance classique et pas d'impédancemètre, je me demande si j'ai pas perdu
pas mal en masse musculaire en fait...parce que je mange très peu de protéines au total.
Enfin. Voilà ce qui me pousse à écrire dans mon blog: une fois de plus c'est la colère.
Colère cette fois-ci générée par mon 'amie en petite tenue'.
Jeudi soir, on est allés avec un groupe d'amis jouer au bowling. RDV chez elle. Déjà, elle commence en m'annonçant 'tu te souviens de A. au lycée?' (devant tout le monde bien sûr). Je lui dis que
oui. 'Parce que sur facebook, il m'a contactée, et il a dit qu'il avait regretté de pas être sorti avec moi à l'époque. Alors là je me suis dit YESS! Bien fait!' . Soit. Mais quel besoin
avait-elle de dire, avec autant d'insistance et d'ostentation, qu'un mec qui l'avait rejetée au lycée lui avait dit ça?
Enfin passons là-dessus, c'est pas du tout ce qui m'a mise en colère, c'est juste un détail de plus que m'a fait remarquer mon petit ami après coup.
Au bowling. Un des amis du groupe lance pour rigoler " Celui qui fait un strike montre ses fesses!" Elle en fait un...elle lève son T-Shirt tout sourire (pas jusqu'en haut), mais juste assez pour
que l'autre énergumène dise "Ouahhh, j'ai vu un bout de soutif, j'ai vu un bout de soutif!!!"
Enfin bon, on passe aussi, c'est pas ce qui m'a mise en colère non plus.C'a ma juste fait penser: "Mais pourquoi elle éprouve toujours ce besoin de se sentir désirée par la terre entière?"
Où elle veut en venir alors, c'est quoi qui l'a mise en colère?
En fait, c'est quand on revenait du bowling. Mon 'ami aux bonbons' et sa copine étaient restés dans un magasin de disques du coin, donc on était plus que 5. La discussion porte donc sur la copine
de 'l'ami aux bonbons' (désolée Seb, pas d'autre pseudo pour toi auquel je puisse penser pour l'instant), en fait c'était la première fois qu'on la voyait tous. Comme c'est une étudiante en
psychologie, son ami (de l'ami aux bonbons, vous suivez?) dit "mais comment elle va réagir quand elle va se rendre compte que c'est sa maman qu'il recherche?". Enfin bon, c'était pas dit sur un
ton très sérieux, bref. La discussion a dérivé sur la psychologie et son intérêt, parce que justement il a vu pendant quelques séances un psy. J'ai dit je sais plus pourquoi (je m'en mords les
doigts) que moi ça faisait deux ans que je faisais une psychothérapie et que j'avais toujours pas réglé tous mes problèmes. Et là, 'l'amie en petite tenue' de dire "Mais je comprends vraiment pas
ce besoin de normalité". Ca m'a énervé. Surtout qu'elle connaît mes 'antécédants' (suicide, échec scolaire dans le supérieur, tout ça quoi). Alors je lui rétorque que le problème, c'est pas la
normalité, mais que chez moi, mes problèmes psychologiques ont des répercussions qui sont pathologiques. Et elle annonce en rigolant "ah oui, c'est vrai que tu te plaignais à un moment que ta
mère t'obligeait à boire du jus d'ananas au lieu de jus d'orange".Chose que je lui avait probablement dite au lycée, parce que c'était une lubie de ma mère à cette époque, qui avait lu un bouquin
qui s'intitulait '4 groupes sanguins, 4 régimes' si je me souviens bien, et qui bannissais selon le groupe sanguin un certain nombre d'aliments. Grotesque. Enfin bref. Là je me suis énervée, je
lui ai dit "parce tu crois que c'est le genre de choses qui m'amènent en psychothérapie?". Et elle en a remis une couche "Si, je me souviens bien, tu m'avais dit "J'en ai marre, j'aimerais bien
boire du jus d'orange de temps en temps" ".
Connasse. J'avais envie de lui hurler "Mais qu'est-ce que tu sais de moi?" D'après elle, et sous prétexte que c'est celle qui me connaît depuis le plus longtemps (collège), elle lit en moi comme
dans un livre ouvert. En fait, pour elle, mon problème se résume à la relation que j'ai avec ma mère, qui il est vrai était tyrannique notamment point de vue nourriture je vais pas revenir
dessus.
Mais déjà, qu'est-ce qu'elle en sait d'où j'en suis dans ma tête? De mes traumatismes réels? De ce que j'ai pu vivre dans ma vie dont elle ne soit pas au courant?
D'une, j'ai réglé mes problèmes d'adolescence avec ma mère. D'où je pense, l'arrêt de ma boulimie.
De deux, je me suis construite dans un contexte particulier. Inintérêt du père pour moi. Empêchement d'aller vers les autres par ma mère (exemple: un enfant en bas-âge, je sais pas, disons dans
une salle d'attente, aura tendance à aller vers les autres et commencer à raconter sa vie, ou à demander le prénom, pourquoi t'es là, etc. Je l'ai déjà vu, et ma psy me confirme que ça fait
partie d'un élan naturel du petit enfant. Moi, on me rattrapait vite en me disant "ca se fait pas!") Et des tas d'autre choses et tout ce qui s'ensuit.
Ensuite la vision machiste du monde par mon père : si t'es un homme, faut réussir socialement par le travail; si t'es une femme, sois belle et tais-toi. Ou presque. Dans mon cas, comme je suis
pas belle, à cause de mon poids, j'ai une pression énorme pour au moins briller par le travail. D'où le stress causé par mes études supérieures.
Je simplifie à l'extrème tout ça, et je passe sur les épisodes traumatisants que j'ai pu vivre.
Juste pour dire qu'elle n'a aucune idée de ce que je peux traverser.
Alors des remarques de merde comme ça, ça me fout hors de moi. Surtout qu'en insistant bien sur 'l'épisode jus d'orange', elle a fait exprès de me faire passer pour une pauvre conne auprès des
autres.Pour se mettre en avant par comparaison en se payant ma tête? Je ne sais pas.
Toujours est-il que c'est une petite pute nymphomane qui a besoin que le monde entier soit à ses pieds. Ah, oui, et pour mieux expliquer pourquoi ça m'a mise en colère, c'est aussi que (oh
miracle de facebook), j'ai retrouvé ma meilleure amie de collège,K., et qu'on avait dîné ensemble, et avec 'l'amie en petite tenue' il y a quelques semaines, et qu'elle avait mis sur le tapis au
moins 3 ou 4 fois qu'elle avait fait une dépression l'année dernière (j'ai des témoins lol). Alors que moi bien sûr, qui suis en dépression depuis 4 ans, avec une tentative (presque réussie du
reste) de suicide, par pudeur, comme on n'était pas seules, je n'ai rien dit de tout ça à K. Mais 'l'amie en petite tenue' a tenu à souligner aux autres, en ma présence, qu'elle avait eu un
tragique épisode dépressif ohhh, la pauvre petite. Tout ça pour dire que moi, ce que j'avais eu (à l'imparfait, puisque pour elle, maintenant, tout va bien pour moi semble-t'il) c'était de la
gnognotte à côté.
Bon, j'arrête là. Je vais fabriquer une poupée vaudou à son effigie ou faire un jeu en flash où on peut exploser sa sale tronche à la kalachnikov, je sais pas.
Bonne nuit.
Le blog d'Antigone![]() Et l'avenir, mon seul espoir, c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
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par Antigone
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Catharsis
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