J'ai peur.Non pas de passer à l'acte, mais de me rater.
J'ai pas assez de médicaments pour faire plus que m'assomer pendant 3 jours.
J'ai un cutter, mais je n'arrive jamais à couper très profond. Et j'ai surtout très, très peur, de couper le tendon si je me rate. Parce que si je me rate, je serai surveillée de près, donc je pourrai pas recommencer avant un moment. Et si le tendon est sectionné, ma main sera paralysée, et je ne pourrai pas recommencer de cette manière. (Et en plus, en attendant, je ne pourrais même pas jouer au piano).
Je t'aime, mon petit ange, je t'aime, mais le monde ne m'aime pas et je hais le monde.
Je ne veux pas passer ma vie à me battre dans l'espérance d'un éventuel bonheur. J'ai toujours été malheureuse, depuis 2 ans je suis pire que ça. Je n'ai pas d'études, ni même de projet d'études; pas de passion, pas d'intérêt, que de l'ennui; je suis blasée.
Pardon aussi à deux personnes qui me considéraient comme leur amie, je suis désolée de vous faire du mal, puisque vous m'avez affirmée que ca serait le cas.
Maman, Papa, vous je m'en fous, et n'allez pas croire que je dis ça sous le coup de l'appel téléphonique de tout à l'heure. Je n'ai jamais eu de votre part de compréhension, de soutien, d'encouragement. Des 'la vie est dure, c'est comme ça', c'est pas une philosophie de la vie qui me convient. Sans compter la comparaison incessante avec les autres 'les autres ils vont pas attendre, etc', merci de me rappeler que je ne suis qu'une conne qui arrive pas à faire comme les autres.
Sammy, je t'ai aimé.
par Antigone
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Psychiatrie/Psychothérapie
Je reviens par ici après longtemps.Je remercie Lulu et Cylia pour les commentaires.
Sauf que Lulu, j'ai jeté un oeil à ton site, et tu es clairement pro-ana. Le fait de me dire 'mincis ou accepte toi mais ne reste pas malheureuse' partait peut etre d'un bon sentiment, mais c'est un drame pour moi. Non, je ne m'accepte pas comme je suis, une barrique de 63,5 kilos pour 1m72, mais je n'arrive pas à mincir. Toi tu es anorexique, tu perds 7 kilos en une quinzaine de jours, moi, je ne suis pas du tout ano. Certains connards iront dire que c'est qu'une question de volonté, mais je leur crache à la gueule.
Mes problèmes de poids ne sont malheureusement pas les seuls dans ma vie. Les études en sont un majeur.
J'ai toujours été une excellente élève. Première de mon académie au brevet, bac haut la main avec mention très bien et félicitations du jury. Mais personne ne m'a jamais réellement félicité. Ils étaient habitués, donc c'était dans la logique des choses. Ca m'a détruite. Moi qui espérais tant être reconnue dans ce domaine, puisque physiquement j'étais rejetée, on me prouvait que ça ne valait rien. Tous les petits cons qui veulent se prétendre bien en tous points et qui déclarent 'c'est la beauté intérieure qui compte', ne sont que des hypocrites qui veulent faire croire à leur prétendue noblesse d'esprit.
Après une année de prépa maths avortée après deux mois, j'ai passé un an assomée par des médocs.
Puis j'ai fait un semestre entier à la fac, dans des conditions psychologiques intenables, aucun ami, et une mentalité d'imbéciles qui rejette quelqu'un parce qu'un major est forcément un extrateresstre qui passe son temps à lire d'étranges livres en écoutant de la musique classique. D'ailleurs, où est le mal? Ca prouve bien une plus grande ouverture d'esprit que la leur d'être capable de lire Nietzsche, Musset, Sarraute, Balzac, que Amélie Nothomb, Bernard Werber, JK Rowling, des bandes dessinées, Tintin ou Lanfeust, et des mangas; d'être passionnée par Lizst, Debussy, Chopin, Dvorak, Glenn Gould, Ella Fitzgerald, Ray Charles, Aretha Franklin, Brassens, Nirvana, Garbage.
J'ai craqué au deuxième semestre, la pression était trop dure.
Cette année j'ai totalement changé de voie, je fais des études de langue. Sauf que je me rends compte que j'ai une nouvelle fois fait une erreur d'orientation, que les débouchés me plaisent pas, et que je n'arrive plus à travailler, je me bloque. Seulement, cette fois, avant de revenir étudier, mon père m'a mis en garde 'cette fois ci, il faut que tu la finisse, ton année'. Donc j'ai le couteau sous la gorge. Je n'ai plus que deux choix...Continuer dans une voie de merde, avoir un diplôme de merde, me réorienter, me retromper (de toute façon rien ne m'intéresse, rien ne me plaît, à quoi bon?)......ou mourir.
Et là, je crois vraiment que je vais faire une bêtise.
Je viens d'avoir ma mère au téléphone, j'ai craqué et je lui ai dit qu'à nouveau je me sentais pas bien dans mes études. Mais elle ne comprend rien à rien. Je n'aime pas ce que je fais parce qu'il n'y a pas de débouchés à proprement parler et que si je les poursuis loin, je serai juste une de ces connes dans sa chaire qui déblatère des thèses abstraites dont les paroles s'envolent dans le vide. Je n'aime pas les études 'intellectuelles' dans le sens 'intellectuel' particulier qui est parler de choses abstraites pour parler; qui n'ont aucun impact, et aucun intérêt. Pour faire ces choses là, il faut une passion que je n'ai pas. Alors on me dit 'ben travaille'. Donc j'ai le choix entre être une pétasse qui parle à des colloques de choses minables dans le vide, ou d'être caissière ou femme de ménage?
Je voudrais juste un métier qui me permette d'avoir le coeur léger. D'être heureuse dans ce que je fais sans pour autant avoir un regret parce que je fais quelque chose que les autres considèreront comme 'pas intellectuel' justement. Je suis plus intelligente qu'eux, alors je supporterais pas que ces connards parce qu'ils ont un diplôme que je n'ai pas voulu avoir me prennent de haut.
Je ne sais pas quoi faire.
J'ai pensé au stylisme; il y a une école près de chez moi, mais après avoir eu un aperçu des personnes, j'ai peur que ce soit un monde bien trop futile.
Ma mère trouve que c'est normal 'dans la vie faut se battre'.
Ben moi je vois pas pourquoi c'est dur, faudrait se battre. Si c'est le cas, c'est que l'orientation est mauvaise.
Moi je refuse d'accepter la vie en baissant la tête et en me disant 'après tout, c'est la vie. Faut bien se battre' "Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage."
par Antigone
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Psychiatrie/Psychothérapie
Je n'en peux plus... J'ai l'impression d'être enfermée...Il se trouvera toujours des gens pour supporter l'euthanasie, dans le cas de maladies graves...
Mais pour moi? On me dit juste que comme moi c'est psychique, ça finira par aller mieux. Comment le savoir après tout? Pourquoi sous ce prétexte ce serait forcément curable? J'en ai assez de survivre...Ca fait des années que je ne fais que ça...
Quand j'avais 15 ans, je m'étais fixée une date limite : si à 18 ans, je n'avais rien trouvé qui me retienne à la vie, je me suiciderais. Pourquoi 18 ans? j'en sais rien, encore une pseudo-symbolique à la con. Ca a eu son avantage, à chaque fois que j'allais trop mal, je me rappelais de mon ultimatum. J'ai vécu tant bien que mal (mieux que maintenant) comme ça jusqu'a 17 ans. Et là, un ange m'a tendu la main, m'a prise dans ses bras. C'était la première fois qu'on me disait qu'on m'aimait...Je n'ai plus pensé à autre chose pendant des mois. Après, mes pensées noires sont revenues au galop, mais je l'avais toujours lui.
Je me suis retrouvée à 18 ans, au fin fond d'une dépression, mais avec lui à mes côtés. Lui qui me disait tout ce qu'on allait faire, ce qu'on vivrait, où on irait. Ca me rassurait. Et mon ultimatum était passé... Mais j'étais encore en suspens dans ma tête.
D'ailleurs, cette période a été des plus désagréables, pendant un an, j'ai été dans les choux, assomée par des antidépresseurs, anésthésiée. Ca, les médecins peuvent dire qu'ils les aident beaucoup les dépressifs : faisons les dormir, assomons les donc, et les proches auront l'impression que tout va mieux. En fait, mes sentiments étaient éteints. Je ne ressentais parfois plus rien...et d'autres fois, dans un élan de lucidité, c'était mes pensées noires qui revenaient. Alors on augmentait un peu la dose.......
Aujourd'hui je n'en prends plus, je n'en prendrai plus jamais.Mais ca ne va pas vraiment mieux. Le problème (la chance?) c'est que lui est toujours là, il m'a soutenue tout ce temps....Alors je ne sais plus quoi faire....Il m'a dit que si je me tuais, il serait tellement desespéré qu'il ne sait pas ce qu'il ferait. Je ne veux pas lui faire du mal, je l'aime....C'est tout ce qui me retient de le faire....Mes parents, ma famille, je m'en contrefous. Les amis, je n'en ai pas. Personne ne remarquerait que je ne suis plus là. Ou alors si, c'est irrémédiable, mais personne n'en serait vraiment triste. Puisque personne ne me connaissait, personne n'a pris la peine de me parler vraiment...
Parfois, je me concentre sur l'instant présent, et je me dis que je suis bien, à côté de lui, sur son épaule...Mais d'autres fois, je ne peux m'empêcher de penser qu'à cause de lui je suis toujours là, s'il ne m'avait pas aimée, je ne serais plus là....C'est lui qui me force à vivre alors que je ne veux pas. Je ne comprends même pas comment il a pu supporter tout ca, mais crises d'angoisse, mes crises de larmes, mon associabilité.
Je crois que je dois être bipolaire en fait. Certaines fois, tout est léger, peut être trop même, et il suffit d'un rien pour me faire chuter, toujours très bas.
Ma vie est impossible telle qu'elle est maintenant: je déteste tout le monde, sauf lui. J'ai un véritable dégout des autres. Peut être que c'est ça qui ressort quand je vomis...je les dégueule, je les évacue, et je tire la chasse....et je suis enfin vide et seule. Malheureusement, il y a toujours un moment où je suis obligée de sortir... C'est sans fin.
Comment puis-je vivre en haïssant tellement de gens?
Je les déteste, eux et leur jugement, eux et leur vanité, leur égocentrisme. Et moi, idiote que je suis, je fais attention à leur jugement. Pourquoi, pourquoi ai-je besoin de leur crédit pour vivre alors que ça me fait du mal?
Que plusieurs personnes me disent que je suis jolie, et je m'en fiche, je ne les croie pas, ils essaient d'être gentils, ou alors c ma famille, donc c normal, etc... Que j'ai UNE seule remarque désagréable, et là, je la reçois en pleine figure, et je m'écroule.
Pourtant c'est comme si c'était tout ce que j'attendais. Je hais le regard des autres, je le fuis; je le fuis parce que je ne veux pas avoir à souffrir d'une remarque négative, et pourtant, je suis à l'affut... Quand j'en ai une, je me dis "je le savais bien, tous les autres sont des menteurs, ils pensent exactement la même chose".
Je voudrais tant pouvoir m'affranchir de ce regard, mais je sais bien que j'en suis incapable... Je ne crois pas que même en pesant le poids que je veux, ca suffira...Je le sais bien...Quand j'étais en dépression, j'avais maigri, mais j'étais toujours aussi parano par rapport au regard...
par Antigone
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Psychiatrie/Psychothérapie
Je n'ai jamais autant pensé au suicide que ces derniers temps.Malheureusement, je dois me rendre à l'évidence, je n'y arriverai pas par les moyens usuels.
J'ai énormément navigué à la recherche de renseignements, et je suis tombée sur des sites horribles.
Pour certaines personnes, quand on se rate, c'est qu'on n'avait pas vraiment envie de mourir, qu'on est une personne pitoyable qui cherche à attirer l'attention et qui leur fait perdre leur temps. C'est eux qui me dégoutent, je pense que quand une personne avale deux boites d'antidépresseurs et deux de somnifères, elle est vraiment convaincue que ça va la tuer. Elle ne s'attend vraiment pas à se réveiller aux urgences. Elle n'a pas fait d'études médicales, elle pensait vraiment que ca serait fatal. Mais non, monsieur esprit bien pensant de ce site est plus intelligent que la plèbe (suicidaire en plus) qui arrive dans son service.
Bref, voilà pourquoi je ne veux pas me suicider avec des médicaments. Avec ce que j'ai à disposition, au mieux je tombe dans le coma, au pire je me réveille gâteuse.
J'ai alors pensé à me couper les veines...J'ai pensé que prendre des anticoagulants aiderait, et que dans une baignoire d'eau chaude c'était encore mieux, enfin qui ne connaît pas le cliché... Seulement, problème, le moment de la "coupe"...comment être sûre que j'aillais bien trancher comme il faut, et pas me rater et me réveiller en m'étant sectionné le tendon (dur si on veut recommencer après). Un jour de désespoir plus grand que les autres, j'ai fait un "essai", pour me calmer d'abord, et aussi pour voir; pas sur la veine, à côté, pour voir à quelle profondeur j'étais capable d'ouvrir. Ben pas très loin. Jusqu'à la chair tout au plus. Résultat, une belle cicatrice inesthétique qu'on croit dûe à ma maladresse, et encore une certitude que je pouvais le faire quand je veux, quand j'en aurais marre qui s'envole.
Me reste, me direz-vous, comme ce bon monsieur, qu'il reste plein de ponts, pour les gens qui ont vraiment envie de mourir. Seulement voilà, y'a une question à laquelle j'arrive pas à trouver de réponse. On meurt noyé, conscient, ou inconscient, je veux dire, à partir de quelle hauteur on s'assome quand on se jette dans l'eau? Et est-ce que, si on s'assome, le fait de se noyer nous réveille et qu'on se noie finalement toujours conscient? Parce que manque de pot, la noyade est la pire des morts que je puisse imaginer, ne plus pouvoir respirer, ce serait la pire des souffrances pour moi.
Et oui, quelle lâche, idiote, si elle avait vraiment envie de mourir, elle ne se poserait pas ces questions, elle le ferait et basta. Mais si on a envie de mourir parce qu'on souffre, peut on accepter de vivre la pire des souffrances pour en finir? Je suis comme tous les gens qui aimeraient en finir, je voudrais simplement m'endormir et ne pas me réveiller le lendemain.
Enfin bon, ça reste quand même l'option la plus "efficace", et j'ai bien failli le faire la dernière fois que j'étais vraiment au plus bas. Malheureusement, quand j'étais presque à un pont, j'ai pensé à la personne qui m'attendait chez moi.
Pour l'instant je suis en suspens, je ne pense à mourir qu'une à deux fois par jour, ce qui signifie que ça va encore. Maintenant, la prochaine fois, je ne sais pas...
L'autre alternative que j'ai évoquée serait de me laisser mourir de faim jusqu'à la mort.
Malheureusement, je me connais, et je doute y arriver, même si c'est ce qui serait le mieux pour moi (pour mon mental je veux dire). Et oui, je suis boulimique, moi, pas anorexique...Pourtant ça fait plus d'un mois que je n'ai rien vomi...Que je mange sainement, que je perds du poids sainement. Et pourtant je crève d'envie de vomir, souvent. Même pour des broutilles. Surtout quand je mange avec des gens, mais ces derniers temps, j'ai tout simplement évité les repas pris en commun, trop dur...J'ai envie de dégueuler, pour dégueuler toute ma haine ...
Si je recommençais, peut être que je pourrais crever d'une crise cardiaque à cause de la carence en potassium...
Si jamais quelqu'un me lit, ne me jugez pas sévèrement, ce post n'était absolument pas pro-suicide, il reflète juste l'état paradoxal dans lequel je me trouve.
-Je veux mourir,
-mais et si ça allait mieux un jour?
-Oui, mais ça fait 2 ans que tu te dis ça, et c'est de pire en pire...
-oui mais peut-être que après tel évènement, telle date...
Ca fait plus de deux ans que je survis comme ça, de date en date en espérant quelque chose qui m'enlèvera toutes ces pensées...
C'est aussi pour ça que j'écris ce blog, peut être qu'écrire me libérera de mon trop plein de haine, de rancoeur, de souffrance, peut être que finalement, tout sortira de moi en s'imprimant sur ces lignes...Si seulement...
par Antigone
publié dans :
Psychiatrie/Psychothérapie
