Et l'avenir, mon seul espoir c'est mon tombeau,
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent.
Je sais que cette phrase est fausse. Je sais que je ne suis pas "cernée d'un monde indifférent". Mais cette phrase me colle aux tripes.
N'importe où pourvu que ce soit hors du monde. Là par contre, rien de plus vrai. Plus que jamais.
Beaucoup de personnes racontent leur expérience lors d'un coma, d'un passage près de la mort. Voilà la mienne : le néant. Rien. Pas de jolie lumière au fond d'un tunnel. Nada.
On voit ce qu'on veut voir je suppose. Si on est croyant, si on attend ce phénomène, il arrive. Si on est comme moi, que seules les ténèbres et le néant apaise, voilà.
Je pensais que ma tentative ratée était à prendre comme une expérience. La mort ne veut pas de moi, essayons la vie. Mais je ne veux pas non plus de la vie. Je veux le néant.
Dois-je l'attendre encore une soixantaine d'années? Moins si accident/maladie/etc? Ou dois-je me jeter dedans maintenant?
Je ne suis pas stupide. Je ne veux pas les urgences, je ne veux pas la réanimation, le service psychiatrique, les lamentations. Je n'ai pas autant de substances psychotropes que la dernière fois. Mais la dernière fois je n'avais pas compté sur l'effet de potentialisation de l'alcool.
Et puis quand le Dr.W. m'avait dit "de toute façon rien de ce que je vous donne ne peut vous tuer", était-ce vrai ou dissuasif? Avait-elle compris que je lui faisais confiance? Ou comptait-elle comme dissuasion ma peur du service psychiatrique?
Je hais la législation et le bannissement des barbituriques qui entraine le recours à ce genre de questions et d'intoxication médicamenteuse + alcool + autres.
J'écris d'abord ce que je comptais de toute façon écrire.
Sur le terme nymphomanie, après lecture de l'acception du mot dans plusieurs dictionnaires et wikis, ça ne convenait effectivement pas. J'en avais conclu plutôt que c'était un trouble de la personnalité issu d'une blessure narcissique.
Je sais même plus ce que je comptais écrire en fait, j'ai trop repoussé.
Passons à ma réponse.
Pas une seule fois tu n'as cherché à me rabaisser consciemment, ça je le sais (mais seulement depuis peu). Je pense vraiment, contrairement à ce que tu penses, que c'est inconscient. Deja au lycée c'était systématique. Des exemples où je m'en suis prise plein la gueule, de ta part et/ou celle de Maeva y'en a pléthore.
La tendresse, évidemment que je me suis mise des oeillères et que je n'ai pas voulu la voir. Comment j'aurais pu croire à de la sincérité de la part de quelqu'un qui me faisait constamment du mal?
Je ne cherche pas à interpréter les gestes et les paroles des personnes de la façon qui me fasse le plus de mal. Je ne suis pas une martyre. J'ai été blessée, par énormément de monde, très tôt, par les gens les plus proches. Alors je suis paranoïaque : je doute de la bienveillance de tout le monde. Par deux fois seulement j'ai donné mon amitié à des personnes, dans le sens fort du mot amitié où je l'entends. Par deux fois j'ai été trahie, dont une très récemment.
Inutile de me convaincre de ta bonne foi, je t'ai bien dit hier avant de te donner le lien que ce que j'ai écris même il y a à peine un mois ne correspondait plus du tout à la réalité de ma pensée.Côtoyer cette personne dans ton top 3 des gens qui t'ont le plus fait souffrir ne me rends pas contente, non.
Je ne sais plus où j'en suis depuis une semaine. Je ne sais même pas si je redéprime. Je suis juste complètement à côté de mes pompes. Je n'arrive plus à travailler alors que ça devient plus qu'urgent de le faire. Cette histoire ne m'aide pas.
Tu te sens trahie, mais te donner cette adresse était une marque de confiance. Maintenant, vu la gentillesse dont je fais preuve, il fallait bien s'attendre à ces conséquences.
'Merci pour mon mutisme' a dit l'autre. Comme je le regrette mon mutisme. Il me cloisonnait sur moi-même dans quelque chose de malsain, mais finalement, je me demande ce qu'il valait mieux, la confrontation aux autres ou ça...
J'ai été reçue par le charmant Dr. C.
Moi qui n'aimait pas franchement le Dr. R., que je consultais depuis le départ à la retraite du Dr. W. (ça en fait des abbréviations! amusez-vous à compter le nombre de fois où apparaît le mot "Dr." dans le post!) le Dr. C se révèle être le pire de tous ceux que j'ai pu voir jusqu'à maintenant.
Déjà, il m'accueille en me disant "nous avions rendez-vous le 2 février, mais vous n'avez pas pu venir à ce moment là pour des raisons d'emploi du temps". Je récupère au vol avant qu'il enchaîne "Non, ce n'est pas ça, à l'époque j'étais totalement libre, donc si j'avais eu un rendez-vous, je serai venue." Il fronce les sourcils en signe d'incompréhension (mon cul, comme si il se souvenait pas...) Je lui dis "Le Dr. R. m'avait dit que le CMP me téléphonerait pour me donner un rendez-vous, après que nous ayons constaté ensemble que nos emplois du temps respectifs ne concordaient plus. Mais je n'ai jamais reçu de coup de téléphone." Un simple "ah", en réponse...Bref, il ne relève donc absolument pas, tant pis. Il me demande donc "comment se fait-il que vos horaires aient changé dans votre activité professionnelle". Mon dossier (qui commence à être épais) se tient là, bien fermé, sur son bureau. Vu ce qu'il me dit, j'en conclus que, comme le Dr. R., il en a pas lu une miette, ou alors très peu.
J'avais décidé depuis le départ de rester calme, de jouer le jeu pendant toute la séance, d'être une coucourge bien docile puisque de toute façon je me barrais de cet endroit sous peu.
Je lui dis calmement "je suis étudiante, le 2e semestre a commencé en février, et les emplois du temps changent à chaque semestre". Il me dit "Ah, oui, vous êtes étudiante. En quelle année?" "En deuxième année de licence" "Et en quoi?" "En Informatique." "Ah, donc vous aurez votre DEUG à la fin de l'année donc." Pourquoi j'aurais précisé 2e annee de LICENCE si je préparais un DEUG, ducon... "Non, je suis à Paris VI, et comme dans beaucoup de fac, la réforme LMD a été appliquée, donc le DEUG n'existe plus" "Et quel master allez-vous faire après? A quelle vie professionnelle vous destinez-vous?" Pourquoi, parce que c'est obligatoire le master? J'ai pas le droit de faire autre chose ou de me lancer dans la vie active? Bon, larguons-le bien, il arrêtera là-dessus. "Cela dépendra du master que j'obtiens. On doit faire deux voeux, et ceux que j'ai choisis mènent à des voies différentes. L'un, 'Architecture et Conception de Systèmes intégrés' est tout de suite professionnalisant à la fin du Master, et l'autre, 'Intelligence Artificielle et Décision' mène plutôt à de la recherche, donc potentiellement à la poursuite vers un Doctorat". "Ah bien, vous avez donc des projets clairs " Dire que je me demande encore ce que je vais bien pouvoir faire après cette foutue licence d'info....
Il continue les questions classiques du premier entretien psychiatre/malade "Vous avez des contacts, des amis?" "Oui, j'ai un petit ami, et des amis" "Vous les voyez régulièrement, vous sortez le week-end, vous avez des activités?" Non, le week-end je DORS. En plus, je suis asociale et misanthrope. "Oui, je sors " "Vous faites quoi par exemple" Pfff, quel emmerdeur, allez, on lui sort la totale "J'aime bien aller au cinéma, je vois mes amis, en général on se retrouve chez les uns ou chez les autres" J'ai aussi un chat, une souris, un canari, une tortue, une plante verte, et je distribue des tracts pour l'UNEF, je suis bénévole dans les maisons de retraite, je me baladeuh dans les rues en chantant lalala la vita e belllaaaa. Il est con, mais même ça, ça aurait été too much et louche même pour lui. "Vous avez des frères et soeurs?" Pffff, t'aurais pu prendre la peine de lire AU MOINS le début du dossier quoi.... "Oui, un frère aîné, il habite en banlieue, à xxxxx" "Vous vous voyez souvent?" "Non, il habite loin et a un travail aux horaires très contraigants et pas souples" "Vous vous entendez bien? "Oui.(?)" "Alors pourquoi vous ne vous voyez pas plus souvent? " Il est sourd ou il est con? "Par manque de temps" "Ah, juste par manque de temps, mais vous n'êtes pas en conflit alors. " "Oui, c'est ça".
Là, commence l'interrogatoire pur et dur. Et je me suis demandé à quoi il jouait avec moi. Il aurait pu être plus subtil dans sa façon de poser des questions, pour me faire un peu moins sentir qu'elles avaient pour but de vérifier si je n'étais pas mythomane et/ou schizophrène. C'est très agaçant de voir sa santé mentale être remise en question comme ça, de devoir justifier qu'on est sain d'esprit en répondant "bien".
"Quel est votre traitement actuel, Mademoiselle T.?" Tiens tiens, le ton est devenu glacial. Allons-y, je récite "Effexor50,1 matin et 1 soir; Valium2, 1 matin et 1 midi; Valium5, 1 le soir; Abilify, 1 le soir" Là j'ai un peu flippé, parce que je me souvenais plus du dosage de l'abilify, vu que ça fait plusieurs mois que je l'ai arrêté toute seule. "Et le Zyprexa?" "Ben je l'ai arrêté il y a plus d'un mois, avec le Dr. R." Il a lu le dossier? Il l'a pas lu? Il me teste? "Et l'Abilify, c'est du 5 ou du 15?" Ô providence, si il avait pas donné les deux dosages existant, je me serais pas rappelée"Du 15" Il passe à autre chose, j'ai réussi le test, je connais ma médication, c'est donc que je la prends régulièrement. "De l'alcool? "Non, jamais" "De la drogue?" Oui bien sûr, les AD et le valium, c'est quoi, des bonbons? "Non" "Cigarette?" Tu m'fais tellement chier que oui, merci, j'en grillerais bien une, là, tout de suite, même si je suis non-fumeuse. "Non". "Bien."
Ton plus sérieux. "Avez-vous été en rupture de traitement?" Tiens, il se rappelle de ma mère qui était venu lui demander de renouveler mon ordonnance et qu'il avait envoyée gentiment sur les roses alors. "Oui" "Combien de jours?" J'avais mal compris, je pensais qu'il voulait parler du problème des ordonnances, non, il voulait juste savoir si j'avais réussi à me procurer des médocs "Ah, non, je n'ai pas été en rupture de traitement, mais c'était tout juste, la transition s'est fait pile à un jour près" Et c'est pas grâce à toi connard.
"Combien de fois avez-vous été hospitalisée, Mademoiselle T." Cette façon de répéter "Mademoiselle T." à chaque nouveau thème dans ses questions, il aurait dû être flic lui. Drôle de question tout de même. "Une fois" "Une seule fois?" No comprendo. "En service psychiatrique?" "Oui" "Une fois. A l'annexe psychiatrique F.D. de l'hôpital L." Là, tu les as tes détails, j'ai bon? "Quand ça?" "En 2006" "Donc une seule fois, après votre tentative de suicide." Bing, il l'a lu mon dossier, et pas qu'un peu. Il me teste à fond.
Il semble attendre quelque chose d'autre. J'ai beau réfléchir, je suis passée par la case hôpital qu'une seule fois. Je tilte. "Et j'ai passé une semaine au CAC (Centre d'Accueil et de Crise, endroit un peu comme un CMP, mais on dort là-bas et on voit un psychiatre tous les jours), suite à une demande du Dr. W." "Quand ça?" Alors là, je dois me rappeler le mois, le jour et l'heure aussi? "6 ou 7 mois après avoir commencé mon suivi au CMP" Apparemment, j'ai bon, la tension baisse un peu. Mais fallait y penser, au CAC, c'est bien un 'accueil' temporaire, même si tu y dors, ça en fait pas non plus une structure hospitalière. Mais c'est ce qu'il voulait entendre.
Il reprend un ton plus affable. Quel faux-cul. "Bien, si tout va bien, tant mieux, mais je suis votre psychiatre, donc si quelque chose ne va pas, il ne faut pas hésiter à le dire." "Eh bien, écoutez, justement, c'est notre premier rendez-vous, donc c'est normal que vous posiez ces questions -tu parles- pour établir un contact -vérifier à quel point je suis atteinte-, mais après l'accueil que j'ai reçu, et que ma mère a reçu aussi d'ailleurs, que je trouve intolérable, j'ai pris contact avec un psychiatre en dehors du centre" Il réfléchit quelques instants "Vous savez, le Dr. D-R., le Dr. W. le Dr. R., et moi-même estimons tous qu'il vaut mieux que vous continuiez à prendre votre traitement. Maintenant, libre à vous que ce soit en libéral." Le Dr.W.? Elle est tranquillement à la retraite depuis septembre dernier, qu'est-ce qu'elle vient faire là dedans, et en quel droit il parle en son nom? Le Dr. D-R? Eh be, quel faux-jeton celui là : c'est le psychiatre qui travaille en libéral, que j'ai contacté pour qu'il me prenne en charge, ou à défaut qu'il m'indique un confrère, ce qu'il a fait. Il a travaillé à une époque (bien avant que je n'y arrive) dans ce CMP-ci. Au téléphone, il m'avait demandé pourquoi je voulais quitter le CMP, et m'avais dit que je devais quand même en informer le CMP avant de partir. Il a donc téléphoné au CMP alors, pour les avertir que la petite schizophrène manipulatrice tentait une manoeuvre, attention attention.
Bref, à quel moment j'ai parlé d'arrêter mon traitement? Et pourquoi j'aurais contacté un psychiatre en dehors du centre, si c'était pas pour ça? Franchement, si depuis le début il me considérait assez intelligente pour être une vile manipulatrice, pourquoi ne pas montrer plus de subtilité dans son interrogatoire et ses réflexions, pour pas que je me sente questionnée et remise en doute sur ma santé mentale?
Enfin bon, il a conclu, très grand seigneur "Si vous ne trouvez pas de psychiatre en dehors, sachez que je ne refuse pas de vous suivre." Ben voyons, on semble tellement se faire confiance tous les deux, ça marcherait à coup sûr.
Sur ce, ordonnance, rendez-vous pour dans un mois au cas où je ne trouve pas d'autre psychiatre. Petit sourire au coin des lèvres : il semble persuadé que je vais revenir en rampant et en pleurant "Pardon monsieurrr!!!! Je suis une vile mythomane, je n'ai pas trouvé de psychiatre! Traitez-moiiiiiii!" Sourire au coin de mes lèvres aussi, pas pu m'en empêcher, il était tellement ridicule que c'en était comique.
Il rajoute aussi. "Vous êtes sûre qu'il n'y a rien qui va mal, rien qui vous gêne?" J'hésite. Mais puisque tu tends la perche "Qui me gêne, si. Si je quitte le CMP, c'est à cause de l'accueil tout particulièrement déplorable que j'a i reçu. Et je trouve pire que ma mère ,qui a fait un long voyage, et s'est déplacée jusqu'au CMP pour moi, parce que je ne pouvais pas venir, ait reçu le même". Il ne relève même pas. Je lui demandais pas de me dire "Je vais tout faire pour que cette méchante secrétaire soit virée", mais au moins quelque chose comme "Quel accueil, expliquez-vous?" Nada.
Pour finir, il m'annonce "une infirmière va prendre votre tension". Ah, bon. C'est la première fois, depuis 2006 que je viens au CMP, qu'un psychiatre demande à ce qu'on prenne ma tension. Il aurait au moins pu me dire "une infirmière va prendre votre tension, pour vérifier si vous supportez toujours bien le traitement" ou "est-ce qu'on a pris votre tension récemment? non? dans ce cas cas une infirmière va prendre votre tension" . Je pense surtout qu'il voulait savoir dans quel état de stress m'avait mis son interrogatoire, (donc augmentation de la tension). S'il avait pu utiliser un détecteur de mensonge pendant toute la séance, il l'aurait sûrement fait. Manque de pot pour lui, restait qu'une infirmière dans le centre, et elle était occupée avec un autre patient. Donc le temps qu'elle prenne ma tension, l'éventuel pic avait eu le temps de redescendre largement. 13.8. Normal (enfin, normal dans la tranche vers le haut vu mon âge, mais vu que les effets secondaires notoires de ce que je prends, c'est un effet hypertenseur, ça va)
Conclusion : bye bye le CMP, j'ai un rendez-vous en dehors. Et même si ça marche pas, il y a un psychiatre au cabinet où je vois ma psychothérapeute, qui peut me faire une ordonnance de secours jusqu'à ce que je trouve la bonne personne avec qui le courant passe.
En tout cas, il y a des bons psychiatres, des malhabiles, des lunatiques, des incompétents. Lui, c'est un autre genre encore : le psychiatre tout-puissant qui place le patient dans une position de malade mental/infériorité et lui supériorité/paternalisme. Oui mon fils, je te guérirai, amen! A mon avis, il a un sacré problème d'ego. Une relation "hiérarchique" est obligatoire à mettre en place chez un psychiatre, contrairement à un psychothérapeute, je ne le remets pas en cause. Mais en général, on évite quand même d'infantiliser/débiliser/discréditer toute parole du patient. Le but, c'est quand même qu'il se sente mieux.
Quel titre hein? Vu mes, quoi, 5 visiteurs? (plus les 2 pelés 3 tondus qui se paument par ici)...
Bref, j'ai quand même relu mon blog depuis le début, et j'en conclus un truc. J'arrive jamais à m'exprimer correctement. Ce blog se voulait une fenêtre sur mes émotions, mon vécu, et la seule chose que j'en retire en me relisant, c'est : qu'est-ce que j'ai l'air débile!!!! Je (me) donne l'impression d'être vraiment une idiote aux préoccupations futiles qui passent son temps de nolife à râler, à se plaindre, et à parler des autres d'une façon très très objective.
J'ai commencé ce blog par de l'agressivité envers les autres, puis je l'ai tournée contre moi, et à nouveau je la retourne vers les autres. J'espère que c'est un cycle fermé, et pas perpétuel.
Enfin bref, c'est plus pour noter, considéré ma mémoire à trous, les trucs que j'ai envie de traiter ici (et je pense pas que je vais tout écrire d'un coup)
Donc donc donc : thèmes à venir (désolée, pas de jolie bande d'annonce en flash, tout ça, je suis une flemmarde et je le vaux bien)
- Mon 'amie en petite tenue'
- Mon implication récente dans des forums et ce que j'en conclus
- De la difficulté de lutter contre le CMP et de trouver un nouveau psychiatre correct
Ah oui, penser à ajouter un petit maneki neko animé à droite pour faire plaisir à K.
Donc, finalement, je n'abandonne pas le blog, et je ne l'efface pas. C'est une fenêtre sur mon moi de 2005 à aujourd'hui, aussi conne que j'ai pu être et paraître, je peux pas le balayer.
Je vais essayer de montrer que je suis pas si cruche que j'en ai l'air. J'aimerais pouvoir regarder au moins UN de mes articles sans penser a posteriori que j'ai aucun talent d'écriture, que j'ai pas réussi à dire ce que je voulais exprimer, et que mon dieu ce que je suis conne.
Enfin on va essayer, hein.
Here we go.
Bon, deux
posts en un seul jour, alors que j'en étais au rythme soutenu de moins d'un par mois! Et bien lachons-nous donc!D'abord, je suis très contente de vous connaître, les filles (vous vous reconnaîtrez... ;) )
Ensuite, puisque j'avais mis mon poids ici dans mes derniers articles, update: 82 kgs.
Pour ce qui est de la fac, je ne me reconnais plus ce semestre. Je n'imaginais même pas receler de telles capacités de travail. Un rythme moyen de 15h/jour de travail. Un niveau de Java atteint inespéré, compte tenu de la façon dont je porte ce langage dans mon coeur. Des résultats catastrophiques en maths fondamentales, mais excellents en maths appliquées.
Puisqu'il faut bien me plaindre de quelque chose, sinon ça ne serait vraiment plus moi, parlons du CMP.
Je suis depuis quelques mois dans ce que je considère un 'accompagnement de fin de traitement' avec le psychiatre. Enfin LE. Voilà le hic. Le nouveau que je voyais depuis le départ à la retraite de la coordonnatrice du centre, a un emploi du temps qui ne colle pas au mien. Il m'avait donc assuré lors de notre dernier rendez-vous(fin janvier), après avoir pris note de mon emploi du temps, que le secrétariat du centre me téléphonerait pour me fixer un rendez-vous avec un autre psychiatre. Je n'ai jamais reçu de coup de téléphone. Entre-temps, comme on avait décidé -enfin!- de me faire confiance et de me confier tous mes médicaments alors que jusque là je devais venir faire remplir un pillulier au CMP chaque semaine, je me suis retrouvée avec un surplus de médocs (forcément, vu que mon traitement avait régulièrement diminué, et que chaque boîte contient quelques cachets de trop pour un traitement sur un mois entier). Vu mon temps libre(...) et mon boulot à la fac, je ne suis pas donc pas allée 'réclamer' de RDV au CMP. Un jour quand même, vu que j'avais remarqué une pénurie à venir de médicaments, je téléphone entre deux cours. Je tombe sur une secrétaire (que je ne connaissais pas, sûrement nouvelle) particulièrement aimable, qui me fait comprendre d'aller me faire foutre et que c'est pas son problème: elle m'annonce que "Je n'avais qu'à pas rater mon RDV avec le Dr. ???(pas compris le nom)" - "Quel RDV, le centre ne m'a jamais rappelée?" -"Si, si, vous aviez rendez-vous le 5 février et vous ne vous êtes pas présentée." (vu le ton de la charmante dame au bout du fil, je n'ai pas insisté sur ce point...) -"Alors donnez-moi un autre RDV avec le Dr. (truc) svp" -"Oui, le 2 avril" -"Avril? Ce n'est pas possible plus tôt? Parce que je..." -"...Le Dr. (truc) est en congé, il ne peut pas plus tôt." -"Alors est-ce qu'il serait possible que je passe au centre pour que le médecin de garde me prescrive une ordonnance 'de secours'? Parce que dans une semaine, je serai à court de médicaments et je..." -"Vous avez pas de médecin traitant?" -"Euh, si, pourquoi?" - "Ben vous avez qu'à aller le voir! Un médecin traitant, il sait faire des ordonnances, non?" (Pétasse, pétasse, pétasse....zen, t'es au tel, reste courtoise, entre pas dans son jeu...) Donc bon, d'accord madame, merci, au revoir. J'ai raccroché cordialement, avec la décision ferme d'aller au centre pour mettre la main sur le médecin de garde et pas la secrétaire, histoire qu'il me fasse une ordonnance jusqu'au prochain rendez-vous.
Et là manque de pot. J'ai fini à la fac à chaque fois après 20h, et quand j'ai pu y aller à une heure plus correcte, ben le centre était "exceptionnellement fermé aujourd'hui à 17h"... Je me suis retrouvée dans la grosse merde quoi. Heureusement, ma mère était là pour ses vacances. Elle est donc allée au centre pour moi. La secrétaire en question l'a extrêmement bien reçue, déballé le tapis rouge et tout le tintouin (ironique bien sûr...comme quoi, elle a pas juste une dente contre les 'malades mentaux' comme moi, mais aussi leur famille), et allait la foutre à la porte quand est arrivé le Dr.(truc) en question (sensé être en congé...tiens tiens...). Il reçoit ma mère, mais lui explique qu'il a pour principe de ne pas prescrire sans avoir vu le patient avant (why not...heureusement qu'il bosse pas pour SOS Psychiatrie...). Il lui dit que je dois aller à la pharmacie habituelle, et demander au pharmacien de me prescrire pour les deux semaines à venir, et qu'il régularisera ensuite. Au passage, il demande à la secrétaire "mais vous êtes sûre d'avoir donné un rdv à Mlle T.?" qui lui réponds que oui, sans aucun doute. Ma mère de rétorquer "Vous savez Dr., ma fille vient au centre depuis plus de deux ans, et elle n'a jamais raté un seul rdv." et de tourner les talons.
Je suis donc allée à la pharmacie avec mon ancienne ordonnance (sans aucune conviction bien entendu), car je pouvais, vu qu'elle ouvre assez tard. Bien sûr (comment ne pas s'y attendre?) la pharmacienne m'a dit qu'elle ne pouvait pas prescrire de tels médicaments sans ordonnance à jour, même si elle connaissait mon cas.
Re-manque de pot, c'était un vendredi soir (Donc WE dernier d'ailleurs). Pendant le WE, vu la mauvaise foi des personnes du CMP, je rédige une lettre dans laquelle je donne procuration à ma mère pour qu'on lui remette une ordonnance à mon nom (on sait jamais quel coup bas ils auraient pu nous faire cette fois-ci...), et dans laquelle je précise bien le caractère urgent de la prescription, et le fait que soit bien allée selon les recommandations de super Dr. trucmuche voir la pharmacie habituelle.
Par grande chance (il en fallait bien un peu après tout ça), ma mère en arrivant lundi matin au CMP tombe en premier sur les infirmières qui avaient l'habitude de me donner mon traitement. Elle leur raconte toute l'affaire, elles sont outrées. Elles la font donc patienter, et ma mère ressort finalement un peu plus tard avec une ordonnance faite par le nouveau psychiatre coordonnateur du centre.
Donc ouf, j'ai pas eu à me pointer aux urgences cette semaine avec des syndrômes de manque pour pleurer pour une ordonnance de secours.
Ceci dit, ça ne finira pas comme ça. Je suis révoltée.
Je suis dans un état psychique global qui fait que je suis plus forte, et que cette affaire me met en colère plus qu'elle ne me détruit, mais il y a seulement un an, il en aurait été tout autre. Je pense aussi aux autres patients du centre qui n'ont pas encore eux remonté la pente. C'est un centre d'aide putain! et on les accueille comme ça? C'est leur enfoncer la tête sous l'eau!!
Alors je vais rédiger une lettre que j'enverrai à l'hôpital L., dont dépend ce CMP, ainsi qu'au responsable du CMP, pour dénoncer ces nouvelles pratiques d'accueil particulièrement agréables et encourageantes envers des personnes en détresse psychologique de la part d'un centre d'aide qui leur est spécialement dédié. Quelle répercussion ça aura? Probablement aucune, je ne me leurre pas. Mais si quelqu'une ne le dit pas, qui le fera?
Et puis ça n'aura pas eu un impact totalement négatif. Ca m'a fait décidé à m'engager dans une association d'aide aux personnes (humanitaire, etc... n'importe quoi pourvu que ça ne soit pas politisé)
D'ailleurs, ma psychothérapeute m'a dit qu'il existait des associations d'aide aux personne en détresse psychologique, je vais donc orienter mes recherches dans ce sens.
Enfin bon, sauf pour remercier les infirmières du centre qui font un travail remarquable, je ne compte pas remettre les pieds dans cet endroit! J'ai donc jusqu'au 2 avril pour trouver un nouveau psychiatre hors CMP.
"Life is hard, and so am I" etc...
Bon, mon cher 'ami aux bonbons', je viens de t'emmerder sur un sujet sur
lequel tu n'es pas d'accord, et je comprends très bien que tu préfères être avec ta chérie que de discuter avec une emmerdeuse affabulatrice tellement nolife qu'elle s'imagine des choses sur la vie
sexuelle -ô combien intéressante- de cette chère et fameuse 'amie en petite tenue'.Donc bon, je fais un post ici, et au cas où tu tombes dessus, ben à bon entendeur...
D'une: je ne suis pas si désespérée que ça. Je traînais sur facebook sur le profil d'un de nos amis communs, A.D., juste pour voir si il avait fait un truc marrant récemment. S'affiche dans nos amis communs l''amie en petite tenue', et d'autres, sur lesquels je clique tous, idem. Là, par le plus grand des hasards, s'affiche dans la liste des amis de l''amie en petite tenue' quelqu'un dont je reconnais le nom (pas très commun), et qui se trouve être mon prof de TD de maths du premier semestre. Je clique par curiosité et explore un peu son profil, qui n'est pas protégé. Je me pose bien sûr la question de comment elle l'a connu.
De deux: le "OMG, elle s'est tapée mon prof de maths!", c'était de l'humour. Non, je ne pense pas qu'elle se tape la terre entière (juste les désespérés :D), et non, sa vie sexuelle n'est pas passionnante au point que je passe mes journées à y penser. Tu peux penser ça si tu veux: je t'avais parlé de A.L. qu'elle a rencontré, et oui visiblement, là je me faisais des idées.
De trois: répondre "ben voilà" quand je dis "je vais lui demander comment elle le connaît", c'est vraiment me déconsidérer à un point incroyable. Tu crois que l'idée m'est venue comme ça, après t'avoir parlé?? C'est bien entendu la première chose à laquelle j'ai pensé, lui demander directement. Mais, vois-tu, elle n'était pas connectée sur le moment, et toi oui, et je voulais juste engager la conversation sur un truc que je trouvais marrant. Par contre, je lui ai déjà envoyé un mail pour ça.
De quatre: tu penses qu'elle 'te dis tout',selon tes propres mots??? Mon vieux, quelle naïveté. Comme tu m'as vexée, j'en ai parlé à mon petit amis S.: ben je retranscris :"ça m'étonnerait beaucoup qu'elle dise TOUT à Seb. Sa [nymphomanie] - il a pas employé ce mot, c'est touchant, il contourne avec d'autres mots...synonymes...- à mon avis, c'est quelque chose qui la gêne, donc elle doit sûrement pas lui en parler, en tout cas pas de tout le monde, et pas de façon franche".
De cinq: Je n'ai absolument pas dit qu'elle se l'était tapé là, maintenant, tout de suite, ou dans les derniers mois, ou je sais pas quand. J'ai juste dit que la plus grande probabilité pour qu'il se retrouve dans sa liste, c'est que ce soit quelqu'un qu'elle se soit tapée (vu qu'elle ne l'a connu ni à la Réunion, certainement pas à la fac, pas par toi, pas par son petit ami X.). Parce que, vois-tu, ben les gens de sa liste, ce sont principalement des connaissances de la Réunion, des connaissances de ces connaissances, ensuite ce sont des amis faits ici, à sa fac ou en prépa. Vient ensuite son 'tableau de chasse'...Et donc cette personne en question y figure probablement (que ce soit un coup raté ou accompli), c'est juste que comme je ne m'amuse pas à regarder la liste d'amis de mes amis, ben je l'aurais jamais vu si le hasard de facebook ne l'avait pas fait figurer dans les 5 parmi 60 et plus à être affiché sur la page principale de l''amie en petite tenue'.
Enfin pour conclure, si tu n'as pas envie de penser qu'elle souffre de nymphomanie chronique, libre à toi. (Pour moi, c'est se mettre des oeillères...) Et je ne sous-entends pas qu'il faut immédiatement aller la lyncher, ou la lâcher comme amie, ou je ne sais quoi.
Moi je ne la lâche pas, je ne refuse jamais de lui parler, ou de l'aider si elle en éprouvais le besoin(je l'ai déjà fait d'ailleurs, figure-toi). Seul hic; elle me parle uniquement pour me montrer justement son tableau de chasse, ou pour me contrarier (consciemment ou inconsciemment, ça j'en ai aucune idée) en me mentionnant son amitié indéfectible avec quelqu'un qu'elle sait très bien que je ne peux pas encadrer.
Alors oui, je casse du sucre sur son dos. Mais ce n'est que lui rendre la monnaie de sa pièce: à ton avis, pourquoi X. me considère-t'il comme une amibe décérébrée alors qu'on ne se connaît pas?? (Idem pour A.D., alors qu'on se connaît d'ailleurs...)
Alors, ce post-ci est très long, et unilatéral. Comme je voulais dire d'autre trucs plus intéressants (surtout que j'ai une nouvelle lectrice, hein ma supernana? ;) ) je fais un autre post.
Bien longtemps que je ne suis pas passée par ici.
En fait, je suppose que je n'en ressentais pas le besoin. Et puis je n'avais pas vraiment le temps.
Alors récapitulons.
J'ai bien eu mon premier semestre, avec le beau mot 'admis' sur internet à côté de chaque matière (mais ils ont mis le temps...)
Le deuxième semestre est pas franchement folichon...chose que je n'aurais jamais crue pouvoir dire depuis le début de mon entrée dans les études supérieures (et surtout le passage traumatisant en
prépa maths), les matières dans lesquelles je m'éclate le plus sont les MATHS. Et oui, incroyable. Dans deux matières d'info, ça va plus ou moins (on utilise surtout du C). Mais, dans une matière
pompeusement nommée 'Projet', on doit faire du Java. Alors déjà, je suis allergique au Java depuis le premier semestre, mais en plus, on nous demande de faire des choses qui sont franchement
au-delà de notre portée. Je m'explique. Au premier semestre, je n'ai eu qu'une 'Initiation à la programmation Objet en Java'. Insistons bien sur le mot Initiation... Là, on nous demande de
développer un programme complet en se servant de la documentation de Java, parce que 'c'est comme ça qu'on programme'. Je suis pas complètement opposée au principe. Sauf que. Dans les TP, les
vagues indications données par le prof se révèlent le plus souvent être fausses. Et quand on demande à l'assistant (probablement un thésard, qui déjà en sait plus que le prof...), il nous dit"
Ben faut pas rêver hein, faut bosser chez soi, faut pas se contenter du TP.". 12h. 12h de boulot passée pour préparer UN TP à chaque fois. 12h à pédaler dans la semoule sans aucune aide. Et il
sous-entend qu'on y arrive pas parce qu'on bosse pas????
Enfin bon, rien que cette matière génère un stress incroyable chez moi.
Pour ce qui est de mon poids/relation à la nourriture etc.
Je n'ai plus de problème de boulimie du tout. Je ne mange plus vraiment comme me le préconise ma nutritionniste, à savoir trois repas équilibrés par jour (c'est à dire avec une quantité
particulière de protéines/glucides/lipides, fruit à chaque repas etc). En fait, depuis que j'ai repris la fac, le rythme est tel que j'ai plus le temps. Plus le temps de manger correctement, et
plus le temps de me préoccuper vraiment de problèmes de nourriture en fait. Ce qui me pompe mon énergie, c'est le boulot (voir ci dessus). Je mange rarement le matin. Pas toujours le midi (deux
fois par semaine j'ai le temps d'aller au resto U). Donc je fais quand même l'effort de garder un repas équilbré le soir. Au niveau du poids, je m'en plains absolument pas (84 kilos). Ca descend
au fur et à mesure. Sauf que, du point de vue des connaissances nutritionelles que j'ai pu accumuler, et vu que j'ai une balance classique et pas d'impédancemètre, je me demande si j'ai pas perdu
pas mal en masse musculaire en fait...parce que je mange très peu de protéines au total.
Enfin. Voilà ce qui me pousse à écrire dans mon blog: une fois de plus c'est la colère.
Colère cette fois-ci générée par mon 'amie en petite tenue'.
Jeudi soir, on est allés avec un groupe d'amis jouer au bowling. RDV chez elle. Déjà, elle commence en m'annonçant 'tu te souviens de A. au lycée?' (devant tout le monde bien sûr). Je lui dis que
oui. 'Parce que sur facebook, il m'a contactée, et il a dit qu'il avait regretté de pas être sorti avec moi à l'époque. Alors là je me suis dit YESS! Bien fait!' . Soit. Mais quel besoin
avait-elle de dire, avec autant d'insistance et d'ostentation, qu'un mec qui l'avait rejetée au lycée lui avait dit ça?
Enfin passons là-dessus, c'est pas du tout ce qui m'a mise en colère, c'est juste un détail de plus que m'a fait remarquer mon petit ami après coup.
Au bowling. Un des amis du groupe lance pour rigoler " Celui qui fait un strike montre ses fesses!" Elle en fait un...elle lève son T-Shirt tout sourire (pas jusqu'en haut), mais juste assez pour
que l'autre énergumène dise "Ouahhh, j'ai vu un bout de soutif, j'ai vu un bout de soutif!!!"
Enfin bon, on passe aussi, c'est pas ce qui m'a mise en colère non plus.C'a ma juste fait penser: "Mais pourquoi elle éprouve toujours ce besoin de se sentir désirée par la terre entière?"
Où elle veut en venir alors, c'est quoi qui l'a mise en colère?
En fait, c'est quand on revenait du bowling. Mon 'ami aux bonbons' et sa copine étaient restés dans un magasin de disques du coin, donc on était plus que 5. La discussion porte donc sur la copine
de 'l'ami aux bonbons' (désolée Seb, pas d'autre pseudo pour toi auquel je puisse penser pour l'instant), en fait c'était la première fois qu'on la voyait tous. Comme c'est une étudiante en
psychologie, son ami (de l'ami aux bonbons, vous suivez?) dit "mais comment elle va réagir quand elle va se rendre compte que c'est sa maman qu'il recherche?". Enfin bon, c'était pas dit sur un
ton très sérieux, bref. La discussion a dérivé sur la psychologie et son intérêt, parce que justement il a vu pendant quelques séances un psy. J'ai dit je sais plus pourquoi (je m'en mords les
doigts) que moi ça faisait deux ans que je faisais une psychothérapie et que j'avais toujours pas réglé tous mes problèmes. Et là, 'l'amie en petite tenue' de dire "Mais je comprends vraiment pas
ce besoin de normalité". Ca m'a énervé. Surtout qu'elle connaît mes 'antécédants' (suicide, échec scolaire dans le supérieur, tout ça quoi). Alors je lui rétorque que le problème, c'est pas la
normalité, mais que chez moi, mes problèmes psychologiques ont des répercussions qui sont pathologiques. Et elle annonce en rigolant "ah oui, c'est vrai que tu te plaignais à un moment que ta
mère t'obligeait à boire du jus d'ananas au lieu de jus d'orange".Chose que je lui avait probablement dite au lycée, parce que c'était une lubie de ma mère à cette époque, qui avait lu un bouquin
qui s'intitulait '4 groupes sanguins, 4 régimes' si je me souviens bien, et qui bannissais selon le groupe sanguin un certain nombre d'aliments. Grotesque. Enfin bref. Là je me suis énervée, je
lui ai dit "parce tu crois que c'est le genre de choses qui m'amènent en psychothérapie?". Et elle en a remis une couche "Si, je me souviens bien, tu m'avais dit "J'en ai marre, j'aimerais bien
boire du jus d'orange de temps en temps" ".
Connasse. J'avais envie de lui hurler "Mais qu'est-ce que tu sais de moi?" D'après elle, et sous prétexte que c'est celle qui me connaît depuis le plus longtemps (collège), elle lit en moi comme
dans un livre ouvert. En fait, pour elle, mon problème se résume à la relation que j'ai avec ma mère, qui il est vrai était tyrannique notamment point de vue nourriture je vais pas revenir
dessus.
Mais déjà, qu'est-ce qu'elle en sait d'où j'en suis dans ma tête? De mes traumatismes réels? De ce que j'ai pu vivre dans ma vie dont elle ne soit pas au courant?
D'une, j'ai réglé mes problèmes d'adolescence avec ma mère. D'où je pense, l'arrêt de ma boulimie.
De deux, je me suis construite dans un contexte particulier. Inintérêt du père pour moi. Empêchement d'aller vers les autres par ma mère (exemple: un enfant en bas-âge, je sais pas, disons dans
une salle d'attente, aura tendance à aller vers les autres et commencer à raconter sa vie, ou à demander le prénom, pourquoi t'es là, etc. Je l'ai déjà vu, et ma psy me confirme que ça fait
partie d'un élan naturel du petit enfant. Moi, on me rattrapait vite en me disant "ca se fait pas!") Et des tas d'autre choses et tout ce qui s'ensuit.
Ensuite la vision machiste du monde par mon père : si t'es un homme, faut réussir socialement par le travail; si t'es une femme, sois belle et tais-toi. Ou presque. Dans mon cas, comme je suis
pas belle, à cause de mon poids, j'ai une pression énorme pour au moins briller par le travail. D'où le stress causé par mes études supérieures.
Je simplifie à l'extrème tout ça, et je passe sur les épisodes traumatisants que j'ai pu vivre.
Juste pour dire qu'elle n'a aucune idée de ce que je peux traverser.
Alors des remarques de merde comme ça, ça me fout hors de moi. Surtout qu'en insistant bien sur 'l'épisode jus d'orange', elle a fait exprès de me faire passer pour une pauvre conne auprès des
autres.Pour se mettre en avant par comparaison en se payant ma tête? Je ne sais pas.
Toujours est-il que c'est une petite pute nymphomane qui a besoin que le monde entier soit à ses pieds. Ah, oui, et pour mieux expliquer pourquoi ça m'a mise en colère, c'est aussi que (oh
miracle de facebook), j'ai retrouvé ma meilleure amie de collège,K., et qu'on avait dîné ensemble, et avec 'l'amie en petite tenue' il y a quelques semaines, et qu'elle avait mis sur le tapis au
moins 3 ou 4 fois qu'elle avait fait une dépression l'année dernière (j'ai des témoins lol). Alors que moi bien sûr, qui suis en dépression depuis 4 ans, avec une tentative (presque réussie du
reste) de suicide, par pudeur, comme on n'était pas seules, je n'ai rien dit de tout ça à K. Mais 'l'amie en petite tenue' a tenu à souligner aux autres, en ma présence, qu'elle avait eu un
tragique épisode dépressif ohhh, la pauvre petite. Tout ça pour dire que moi, ce que j'avais eu (à l'imparfait, puisque pour elle, maintenant, tout va bien pour moi semble-t'il) c'était de la
gnognotte à côté.
Bon, j'arrête là. Je vais fabriquer une poupée vaudou à son effigie ou faire un jeu en flash où on peut exploser sa sale tronche à la kalachnikov, je sais pas.
Bonne nuit.
Marre de tout. Ca fait deux nuits que je dors a peine, embourbée dans des cauchemars sans aucun sens, ou alors tres clair mais je vais pas etaler ca.Marre que les gens se rendent meme pas compte du mal qu'ils font. J'avoue avoir souffert quand on m'a fait des remarques, directes ou indirectes, sur mon poids, avoir été vraiment blessée et malheureuse. Mais là c'est différent, quand on me prend pour une conne, quand on remet en question mon intelligence, qu'on me prend pour de la merde, ça me met hors de moi. J'ai pas envie de pleurer et de m'apitoyer sur mon sort bouhouhou les gens sont tous méchants. Je suis en colère. Envie de frapper. J'ai fait un cauchemar de guerre hier soir, entre autres, et ça m'étonne pas. J'ai du mettre trois heures à m'endormir, j'arrivais pas à fermer l'oeil, j'avais envie de hurler. En me réveillant, ma haine est intacte. Impossible de me calmer. J'ai envie de tout casser.
Bref, calmons nous, après tout je suis là pour ça, pour crever un peu mon trop plein de haine.
En ce moment, j'ai de droles de rapports à la bouffe. Quand je suis seule ou avec mes parents, j'ai pas envie de manger: on dirait meme que j'évite de manger. Je crois que c'est depuis un repas chez ma grand mere où je me suis dégoutée à bouffer comme une truie. Quand mon pere m'appelle pour me proposer de déjeuner, je refuse. Quand je déjeune avec ma mère, je touche pas à mon plat. Toute seule la question se pose pas, je mange pas. Du point de vue de mon poids je m'en plains pas, mais ça m'étonne de moi. Y'a que avec des amis et mon petit ami que je mange normalement, mais même là, c'est désagréable. Ce n'est pas que je ressente un sentiment de culpabilité après, c'est pas ça, c'est que je me sens pas bien, parfois physiquement.
Enfin bon peu importe, c'est pas très grave, c'était juste une remarque.
Sinon, niveau études. J'ai, normalement, validé mon premier semestre en validant chaque matière. Sauf que, sauf que. Sauf que les résultats ne sont pas sur internet. Et que tant que je vois pas le mot 'admis' a coté de mon nom, j'ai une peur bleue. Je stresse comme c'est pas permis. J'ai peur qu'on me retire ce qu'on m'a donné, je me sens comme sur un pont instable. Pourtant j'ai tout eu, qu'est ce qu'on pourrait me retirer? Mais c'est viscéral, j'arrive pas à me raisonner.
Me voilà enfin en vacances, chez moi!!!Mes examens se sont plus ou moins bien passés (moins pour certains...) mais j'ai pas envie de parler de ça. Enfin pas directement.
Durant mes révisions et mes examens, j'ai réagi au stress d'une manière qui ne m'était pas familière : par le sommeil. En effet, chaque fois que je n'arrivais plus à travailler, ou que j'avais fini de travailler, je faisais une sieste. Je ressentais ce besoin irrépressible de dormir, comme je sentais avant le besoin irrépressible de manger. Justement, contrairement à avant, le stress s'est soldé par une perte d'appétit : je me suis même forcée à manger le matin de mes examens, pour ne pas avoir de coup de barre. Je n'ai plus du tout fait de crises de boulimie, plus envie, plus besoin. Je n'ai plus de pulsions alimentaires. Sauf une seule fois, le soir apres un examen, j'étais toute seule, j'ai mangé une tablette de chocolat : mais UNE, pas mon placard entier, et je n'ai même pas culpabilisé, je me suis dit, bah, je ferai attention dans la semaine. Et ça marche (d'ailleurs, 88kg :) )
J'ai l'impression d'être vraiment sortie des TCA, même si je ne suis pas forcément à l'abri d'une rechute comme m'a dit ma nutritionniste, mais elle arrivera quoi, ponctuellement, dans 1 mois, 1 an, 10 ans? Jamais?
La nourriture ne me fait plus 'peur', j'arrive à manger sans culpabiliser, parce que je vois que je perds du poids quand même, même si c'est lent. Et justement, sans culpabilité, la nourriture, c'est BON! Chose que j'avais oubliée depuis des années.
Pour les fêtes, pas trop de raisons de culpabiliser : je n'aime pas les apéritifs, le foie gras, le beurre, le fromage, et la buche, donc je grossis pas :D
Ma mère a remarqué que j'ai perdu du poids, et m'a félicitée, elle ne regarde plus ce que je mange, elle ne s'en mêle plus, elle me laisse gérer, et ça fait un bien fou.
Je crois que ce travail de psychothérapie est la meilleure chose qui ait pu m'arriver pour m'en sortir. En ce moment, je travaille surtout sur mes études, pourquoi je stresse autant, pourquoi je me mets la pression, pourquoi je suis si méchante et tyrannique avec moi-même, alors que je ne le suis pas avec autrui.
Et puis pour finir sur un truc plus marrant, j'ai enfin réussi à me débloquer pour lire Harry Potter: je suis à la moitié! Et je joue sur DS à Zelda: Phantom Hourglass, c'est trop génial!
Vent de panique sur décembre.Mes examens ont lieu la semaine du 17...
Je panique à mort, même si mon petit ami a su m'apaiser en me planifiant mes révisions en y incluant des pauses! (chose que j'avais oubliée...).
Bref, j'en ai marre de la fac, vivement les vacances. Si je n'ai pas de rattrapage, je suis en vacances du 22 décembre au 21 janvier. Vacances ô combien méritées. Pourvu que je valide tout. Pourvu que...
Sinon, je fais 89,5 kilos, ça a franchement pas beaucoup descendu, mais ça a descendu, voyons le positif, je quitte la "vilaine dizaine".
Je suis en train de lire "L'élégance du Hérisson", de Muriel Barbery. Marrant. (Oui, j'ai toujours pas lu Harry Potter...)
Sinon, j'ai commencé à acheter mes cadeaux pour Noël (vive le web!).
Mais je me heurte à un problème.....Cousinette, tu veux QUOIIIII (sachant que je peux pas te racheter une bagnole ^^;;;; )
Et puis zut, ça fait super longtemps que je suis pas allée au cinoche, je rentabilise pas du tout ma carte UGC. J'ai envie de voir: "Ce soir je dors chez toi", "Il était une fois", "Le dernier gang", "Le rêve de Cassandre", "Les femmes de ses rêves", "Les promesses de l'ombre", et j'aurais bien vu "L'assassinat de Jesse James...". Snif.
PS : sympa la carte Magic, non? ^^
